Saturday, 29 March 2025

Wednesday, 12 February 2025

FRCIX: τέχνη

τέχνη: language et outil : λ/λ°.

Athena : language (discours) et art (objet). Poiesis : dx = réel. 

Cheval de Troie : le concept (ἰδέα) en acte. Métaphore du poiesis. Réalité (objectivité) de l'idée (Otto)

Tuesday, 11 February 2025

FRCVIII: invariants anthropologiques

 Au nombre de quatre : dx, homme/femme, moi/les autres, τέχνη (language et outil). Que l'on peut noter e/e°, h/h°, moi/moi°, λ/λ°

Les trois derniers peuvent être vus comme dépendantes du premier...

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Il n'est pas clair que Litt traite de quoi que ce soit d'autre...


FRCVII: lc : 3e langage

Les grands auteurs sont les premiers à entendre que l’autre langage al est le graal…

Je maintiens que le gain conceptuel depuis Sophocle (litt) et Platon (philosophie) est maigre : accélération du temps fantastique en Grèce ancienne.

Puis presque 2000 ans de stagnation.

Puis réveil, essentiellement autour des maths et de la physique (Newton, Descartes, Leibniz, Euler, Riemann, Maxwell, Carnot...)

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La question est : l’ia (générative) est-elle le 3e langage ? ‘langage’ computationnel lc

"Écrire" (paramètrer) un réseau de neurones, écriture au second degré : écrire un programme qui... Écrit.

Le passage lv ~> lf est dramatique. Que dire de

 lf ~> lc ?


FRCV: Axiomatika

Axiomatika : nouveau monde, nouvelle colonie, nouvelle constitution, nouveau langage :

Litt ~> M ~> lc


FRCIV: CC: σχίσμα

σχίσμα σχ : il y aurait (en cours) un récit mathématique, initié en Grèce avec Thalès.

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Platon : litt + métaphysique + logique + théologie+ droit + politique + esthétique…

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σχίσμα : (une sorte d’)axiomatique ?

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Litt ~ (prolongement du) mythos ?

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Exemples: 

Tournant linguistique

Linné classification

Théorie litt (Genette du texte à l'œuvre): historique ~> poétique etc

philosophie analytique/continentale

musique savante (Boulez) : sérielle

FRCIII: SL : Symétries in Litt

Symétries in Litt. SL

Gérard Lavergne, “Petit précis de narratologie ”, Cahiers de Narratologie, 7 | 1996, 23-33 propose un résumé de la narratologie selon Figures III (Genette) v: temps, narrateur, genre, espace,...

https://journals.openedition.org/narratologie/11769?lang=en

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La symétrie peut être la plus essentielle : lecture/écriture : l/e. 

 l'idée facile et banale selon laquelle Borges serait passé de la critique à la fiction par la transition rassurante d'une fiction déguisée en critique, cette idée est donc pour l'essentiel exacte, et l'explication (d'un psychologisme non moins banal) par la « timidité » est avancée par Borges lui-même. Il ne faut peut-être pas la prendre trop littéralement, ou du moins faut-il lire ce terme avec la nuance qui s'impose de coquetterie et de sophistication. D'une manière plus ambitieuse, mais sans doute aussi pertinente, le Prologue à l'Histoire de l'infamie insistait sur la supériorité paradoxale de la lecture sur l'écriture : « Je pense parfois que les bons lecteurs sont des oiseaux rares, encore plus ténébreux et singuliers que les bons auteurs... Lire est, pour le moment, un acte postérieur à celui d'écrire; plus résigné, plus courtois, plus intellectuel. » Savourons l'énigmatique promesse du « pour le moment », et pesons l'adjectif « postérieur » : la lecture vient après l'écriture, elle lui est donc supérieure, à la fois plus modeste et plus évoluée. Il y a autant d'orgueil que d'humilité à présenter ses propres œuvres comme des résumés d'œuvres d'autrui.

Cette pratique d'hypertextualité fictive² est, il faut le noter, symétrique et inverse de la performance attribuée par Borges à son héros Pierre Ménard. Ecrivant de son propre fonds un Quichotte rigoureusement littéral, Ménard allégorise la lecture considérée comme, ou déguisée en écriture. Attribuant à d'autres l'invention de ses contes, Borges présente au contraire son écriture comme une lecture, déguise en lecture son écriture. Ces deux conduites, faut-il le dire, sont complémentaires, elles s'unissent en une métaphore des relations, complexes et ambiguës, de l'écriture et de la lecture : relations qui sont bien évidemment  - j'y reviendrai s'il le faut - l'âme même de l'activité hypertextuelle.

Le pseudo-résumé n'aura donc été pour Borges qu'une pratique transitoire¹; ; mais la trace en est, sur l'ensemble de son œuvre, tout à fait indélébile. Tout se passe en effet comme s'il avait contracté, en pratiquant le résumé (réel, puis simulé), un trait d'écriture qui marque très manifestement, et très notoirement, son style, et qui se caractérise par une sobriété, un laconisme, une distance bien difficiles à analyser, mais que tout lecteur de Fictions ou de l'Aleph a dû éprouver. Ce trait, je l'appellerais volontiers l'effet de résumé. Il tient pour l'essentiel au sentiment que Borges, même dans les contes où il ne se dissimule pas derrière la fiction du compte rendu, décrit davantage, avec la réserve et le détachement ironique d'un critique blasé, un récit préexistant qu'il ne raconte lui-même une histoire². Ce récit par prétérition procède d'une attitude narrative typiquement classique, que Borges définit lui-même comme la « postulation classique de la réalité³ ». Il l'illustre par deux textes de Gibbon et de Cervantes, dont il qualifie l'écriture de «médiate» et de « généralisatrice et abstraite jusqu'à l'invisible ». Le mot important est sans doute, pour nous, l'adjectif « médiate »; qui s'applique peut-être plus littéralement à l'écriture de Borges qu'à celle d'un narrateur classique encore que tout historien s'appuie effectivement sur des documents qui médiatisent sa narration, et que Cervantes prétende traduire le récit de Cid Hamet Ben Engeli. 

(Gérard Genette, palimpseste, p362)

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Palimpseste :

Historia Augusta est le nom que l'on donne couramment depuis le début du XVIIe siècle à un recueil de biographies d'empereurs romains et d'usurpateurs des IIe et IIIe siècles. Composé en latin prétendument au début du IVe siècle par une série d'auteurs inconnus par ailleurs, cet ouvrage s'est révélé être, de l'avis des historiens, le fruit d'un unique rédacteur anonyme de la fin du IVe siècle. Son texte abonde en détails et anecdotes fantaisistes, appuyés sur des sources ou des documents inventés.

Vue borgésienne : l'envers de l'endroit

Mélange impure : histoire et parodie (qui ne se déclare pas tel)

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