Sunday, 18 April 2021

figures du réel VI : col ⇋ chronos

on définit une dualité col ⇋ chronos < espace ⇋ temps



col renvoie à l’image du jeu de frontière : un pied de chaque coté, ou mieux allée-retour-allée...
*
chronos se présente comme une figure de balancement, d’alternation, d'oscillation : tic-tac-tic
*
1⇋ 2 : une abstraction de col ⇋ chronos : l'un dédoublé, pour tenter de le voir... lien clair avec les récits de fondation : récit de l’un dédoublé, voir doublement dédoublé, selon une chain growth (CF what is number) :

1 ⤴2⤴2⇋2°

*

1 ⦁

2 👆⊢👇

2⇋2° 👆⊢👇⇋ 👇⊢👆

*
ex : la dé-cision de K

***
chronos_métronome

l'aléa quantique est le tic-tac de l'horloge divine (Connes)

métronome : jusqu’au bout l'analogie spatiale (A moi Bergson !)

*
col. frontière. traverse.

là \ ici \ maintenant

*
1⇋ 2

Ce 1 que l’on dédouble, pour pouvoir (avoir une chance de) l'entre-apercevoir !

pli et dépli

Saturday, 17 April 2021

2C VIII : illumination, dessus du dessous

[suite de figures du réel IV : présent : Sappho / Robbe-Grillet / Caillois / Heidegger]

RG.jalousie < présent_lumière blanche_répétition

présent : là \ ici \ immédiat \ maintenant

présent : un concept 'élémentaire'. Or cet élémentarité promue classifieur z (abstrait) est ce que nous nommons dessus du dessous[dd].

a→b⇒z peut se lire : a illumine b [on note aussi a→b < z]


Et donc ici : 


ex : RG[Robbe-grillet].Jalousie → H[Heidegger].Beiträge illumine Heidegger < présent


a illuminant b , donc b lu à la manière de a :

donc les Beiträge sont RG-applatis/réinterprété:


'philosophie' ⇝ 'roman'

Zeit-Raum temps de l'action / ensemble de ruptures-de-symétries_Entscheidung, constituant une série ir-réversible.

Entscheidung/Unentscheidbarkeit/künftige/entspringt/zögernden : le risque / incertitude de l'action

Äußersten und Ersten : les limites temporelles de l'action (locale)

Ereignis/Gründ/Wesen/Wesung/Wahrheit selbst/Wahrheit des Seyns action en train de se faire, sur laquelle le narrateur/lecteur est concentré.

Geschichte ⇝ présent/maintenant

Gott/Dasein,die Wesung selbst des Ereignisseisses als Wesen des Ereignisses, der zögernden Versagung, die sich als zugehörig schon er-eignet das Da-sein ⇝ dx/h (au sens de figures du réel : Oedipe Roi)

die Ferne, Sichverbergende , Lichtung, Leere (comme négation d'un lieu), Entscheidung_entspringtVersagung, [CF dit°] ob er sich auf uns zu oder von uns weg beweg, Da(-sein) ⇝ ici/là, allées et venus (y compris (non)diredé-cision)



Les Beiträge deviennent un récit perceptif, un récit de mouvement, par exemple la perception instinctive d'un mouvement latéral. Un dx/h va et vient.  donc ce n'est pas tant l'ambiguïté dx/h qui importe que l'ambiguïté mouvementée elle même : les allées venues à une frontière.

historialité: récit au présent d'un mouvement : ‘événement’


Le récit de fondation institutionnel (Kant, logonomie) se fait alors dans les Beiträge roman.

On a un narrateur h en prise à nouveau avec un dx qui vient ou ne vient pas. Fonder (gründen) dénote maintenant une Entscheidung/Ereignis de l'action en cours.

Et donc les Beiträge naturellement associées au couple dx/h traite en fait proprement d'un ici-puis-là-puis-ici, dc d'un col_in/touchable, CF figures du réel VI : col ⇋ chronos. Et donc en fait de RG→H, on tire nouvellement dx/h < col.


Et dans le même temps on réinterprète RG comme z:présent_col:dd, une expression effectivement du réel comme RG le dit lui même ds son interview


Et dc le z au dessus de RG→H est bien col: ce morphisme engendre une double réinterprétation,  et produit une abstraction qui existait comme brique au dessous mais pas comme classifieur au dessus : comme dd.

Friday, 16 April 2021

figures du réel VII : la dé-cision de K

La première Critique de Kant choisit de reléguer aux calendes grecques quelqu'accès que ce soit aux "choses mêmes". Il n'y a pas même d'expérience du réel décide K : son retour est indéfiniment différé. Des brumes mâtines enveloppent le noumène comme le trésor des Nibelungen.


Qu'est ce que cela peut bien vouloir dire?


Faut-il qu’un récit [r] de a : connai/tre/ssable trébuche sitôt sur son dual connaî/tre/ssable°, in-a ou mé-a (ou qq préfixe que votre grammaire vous dictera) ?


dit a ⊢ a°

‘il dit que a est vrai, b [= a°] est faux’


Séparer la nuit du jour, c’est affaire divine (en principe), mais K s’y entend et s’y atèle.


On a donc un arbre fruitier (pour épistémologue : du connaître, de l’à(pétissant)-connaître), mais son plus beau appas porte une étiquette : ne-me-mange-pas.


Dans r, la vérité est du coté de a. Pour K, a est le phénomène, c’est la leçon kantienne de la nouvelle physique (celle de Copernic et Newton). C’est-à-dire que a est l’ (/la voie de l’) être (a) , quand le noumène est celle du non-être (a°).


La difficulté proprement centrale de r est bien sur sa... circularité : si ce noumène a° est in-connaissable, in-accessible, rien en somme, comment s’introduit donc ce terme dans r ? et si le connaissable est le restant, ce qui n’est pas de l'inconnaissable , non a°, et si a° n’est … rien, qu'est-ce donc que ce a ?


Pleine aporie. Pour.. quoi ?


Lever cette aporie peut s'envisager de plusieurs manières. Par ordre de radicalité :


1. facile (du [presque] continu)


A l'intérieur de r (pour ainsi dire), on peut se contenter de prendre la négation de r, et obtenir une dualité de type ‘faites-le-contraire-de-ce-que-je-dis.’ Métarécit de trans-gression, il signifie :

“le noumène [le a° de K] est ce qui est proprement désiré”.

“le récit est un cheval de Troie.”

C’est un (méta)récit d'innovation, ou de révolution scientifique. C’eût pu bien être une interprétation dialectique pile dans le propos de K, mais il a du avoir une vision bien trop statique de la découverte scientifique pour l'apercevoir.

Ici le réel* (dans r : a) est en fait a° : du moins plus réel/vrai (que a).

Le méta récit est r°, et on a la dualité :

a ⊢a° ⇆ a°⊢a



2. abrupte (du très discontinu)

dit° dit a⊢a°


En somme : in-stituer, sans jamais la déclarer telle, une aporie. Bien plus : sans dire que quelque chose n’est pas dit. sans dire que etc… chape de plomb.

Transparence d’une non-négation.

Silence ou soupir que ce dit°. Tout l’inverse du dit, acte de langage.

Pour… quoi ?

Quel serait le mystérieux ‘référent’ de ce métarécit ? ce non-dit : dit°... CF récit de la fondation

figures du réel V : Récit et Retournements



[a* : qui-est-dit : un objet du récit; a** : au-loin-au-près : *réel* ]


Dire l'indicible : soit a, et a° "non-a" dont-on-ne-peut-rien-dire :

dit a ⊢ a°

*

Sur ce schéma : noumène/phénomène, h/dx (i.e. h<d ⊢ h~d, Homère dixit), être/être° (i.e. l'être est ⊢ le non-être est, Parmenide dixit)


*

"récit de a... où il sera néan(t)moins question de a°"

*

Et l'on montre du doigt a° - s'asseyant sur a.

*

Or a n’est pas plus que a°, mais la dynamique a ⊢ a° dit l’indicible.

*

Instituer, sans jamais la déclarer telle, une aporie. dit°. car il n’y a pas de nom du sans-nom. (c’est le) récit impossible de l'être** : on invente (“let...”) un être*, son non-être*, et le récit etre*⊢ être*° fonde-l'être* c’est-à-dire (ne) dit (pas) (l'être**).

*

o* = ‘réel’ = copie de o**

*

dit° dit o* ⊢ o*°


figures du réel IV : présent : Sappho / Robbe-Grillet / Caillois / Heidegger



Sapphô
φάινεταί μοι κῆνος ἴσος θέοισιν
ἔμμεν ὤνερ, ὄττις ἐναντίος τοι
ἰσδάνει καὶ πλάσιον ἆδυ φωνεί-
σας ὐπακούει




RG


[la jalousie, p9]
Maintenant, l'ombre du pilier - le pilier qui soutient l'angle sud-ouest du toit - divise en deux parties égales l'angle correspondant de la terrasse.


[idem, p64]

Le long de la chevelure défaite, la brosse descend avec un bruit léger, qui tient du souffle et du crépitement. A peine arrivée en bas, très vite, elle remonte vers la tête, où elle frappe de toute la surface des poils, avant de glisser derechef sur la masse noire, oval couleur d'os dont le manche, assez court, disparaît presque entièrement dans la main qui l'enserre avec fermeté.

Une moitié de la chevelure pend dans le dos, l'autre main ramène en avant de l'épaule l'autre moitié. Sur ce côté...

[idem, p32]

Maintenant l'ombre du pilier sud-ouest - à l'angle de la terrasse, du côté de la chambre - se projette sur la terre du jardin. Le soleil encore bas dans le ciel, vers l'est, prend la vallée presque en enfilade. Les lignes de bananiers, obliques par rapport à l'axe de celle-ci, sont partout bien distinctes, sous cet éclairage.

Depuis le fond jusqu'à la limite supérieure des pièces les plus hautes, sur le flanc opposé à celui où se trouve bâtie la maison, le comptage des plants est assez facile; en face de la maison surtout, grâce au jeune age des parcelles situées à cet endroit.


[idem, p156]

Un peu à l'écart, mais au premier plan, tournant le dos à cette agitation et au grand bateau blanc qui la provoque, un personnage vêtu à l'européenne regarde, vers la partie droite de l'image, une sorte d'épave dont la masse imprécise flotte à quelques mètres de lui. La surface de l'eau est ondulée d'une faible houle, courte, régulière, qui arrive en direction de l'homme. L'épave, à demi soulevée par le flot, semble être un vieux vêtement, ou un sac vide. La plus large des pirogues est située dans son voisinage immédiat,...




Caillois




[Pierres. Béryl blanc, extrait]

En haut et en bas, le cristal est fermé par deux surfaces parallèles et plans. À la pendiculaire, tombe un rideau étincelant, de plus d'éclat que de transparence. Une fente étroite, dont les bords se rejoignent avec lenteur, le partage en deux massifs piliers. Cette arche ménage dans sa lumière une brèche à l'obscur, un chenal pour des ténèbres qu'on dirait plus faciles à saisir que la cascade de feux qui ruisselle alentour, noyant de lumière une futaie de fines colonnes pressées, plus minces qu'aiguilles .




[Pierres, Soleil inscrit, extrait]



La fine dentelure trace la frontière d'un champ de forces qui vient expirer là. Elle rappelle l'ourlet de nacre et de varech, de coquilles broyées et d'algue errantes qui trahit le long des plages l'avancée la plus profonde de la marée, là où s'envolent au moindre souffle et s'éparpillent avant de se dissiper, des essaims évasifs de flocons irisés. En deçà, c'est le sable et le rivage que d'ordinaire la vague n'atteint pas. Au-delà, c'est le domaine de la mer et, ici, c'est aussitôt l'éclat du cristal, une broussaille diaphane de prismes désordonnés, où émerge l'archipel des taches sombres avec leurs cernes successifs, envahissants comme alluvions de delta. Car il est d'autres foyers épars dans la pierre. A droite et plus fraîche, dirait-on, une prunelle bleu timide, couleur de fleurs de lin, atoll à peine protégé, ouvre son amande écarquillée presque directement sur le même lit de cristal frémissant. Elle appartient si bien à la même espèce que les juments obscures qu'elle est, elle aussi, investie à distance par la même ligne en dents de scie, transparente et brune, déjà instruite à épouser, à accuser chaque brève saillie de la ceinture des brisants.




Heidegger

[7 Vom Ereignis]


Wie weit entfernt ist von uns der Gott, jener, der uns zu Gründenden und Schaffenden ernennt, weil sein Wesen diese brauchen?

So weit entfernt ist er, daß wir nicht zu entscheiden vermögen, ob er sich auf uns zu oder von uns weg bewegt.

Und diese Ferne selbst in ihrer Wesung voll erdenken als den Zeit-Raum der höchsten Entscheidung, das heißt nach der Wahrheit des Seyns fragen, nach dem Ereignis selbst, dem jede künftige Geschichte entspringt, wenn noch Geschichte sein wird.

Diese Ferne der Unentscheidbarkeit des Äußersten und Ersten ist das Gelichtete für das Sichverbergen, ist die Wesung der Wahrheit selbst als der Wahrheit des Seyns.


Denn das Sichverbergende dieser Lichtung, die Ferne der Unentscheidbarkeit, ist keine bloße vorhandene und gleichgültige Leere, sondern die Wesung selbst des Ereignisseisses als Wesen des Ereignisses, der zögernden Versagung, die sich als zugehörig schon er-eignet das Da-sein, das Innehalten des Augenblicks und der Stätte der ersten Entscheidung.


CF : 2C VIII : illumination, dessus du dessous

Monday, 12 April 2021

biophysics : (Re)Naissance



Physique (molle) de la reproduction : Vincent FLEURY en renfort de la synergonomie : loin d'une teleologie de la reproduction, une (magnifique) physique 'aveugle' au service de la fonction biologique par excellence.

L' "organe", c'est un shadock qui travaille (ergô).

L' "organisation", c'est la collaboration laborieuse de shadocks : syn-ergie.

Et le Sujet donc ? Sire, je n 'ai pas besoin de cette hypothèse, répond Vincent.

figures du réel III : logonomique



Récits logonomiques : récits fondationnels ternaires typés auteur/style/oeuvres.

1.1 œuvres→style : le style est la forme déduite des œuvres : les œuvres sont réelles : récit classique.

1.2 sémantique→syntaxe : e.g. les mathématiques ne sont pas une simple 'implémentation' d'une syntaxe seule pleinement légitime. contra logique

2.1 style→œuvres : les œuvres (d'un auteur) ne font qu'une : le style est l'objet esthétique, les œuvres ne sont que sémantiques. Le style classifient les auteurs.

2.2 syntaxe > sémantique. Frege, Russell...

3.1 auteur→œuvres : thèse du génie artistique (scientifique...) ; récit romantique.

3.2 style→auteur : le style comme structure; récit structurale. théorie eidétique : objectivité / transcendance de la forme, que l'auteur ne fait que dé-couvrir. : style→auteur se lit ici : le style se-laisse-découvrir-par l'auteur.