Friday, 16 April 2021

figures du réel VII : la dé-cision de K

La première Critique de Kant choisit de reléguer aux calendes grecques quelqu'accès que ce soit aux "choses mêmes". Il n'y a pas même d'expérience du réel décide K : son retour est indéfiniment différé. Des brumes mâtines enveloppent le noumène comme le trésor des Nibelungen.


Qu'est ce que cela peut bien vouloir dire?


Faut-il qu’un récit [r] de a : connai/tre/ssable trébuche sitôt sur son dual connaî/tre/ssable°, in-a ou mé-a (ou qq préfixe que votre grammaire vous dictera) ?


dit a ⊢ a°

‘il dit que a est vrai, b [= a°] est faux’


Séparer la nuit du jour, c’est affaire divine (en principe), mais K s’y entend et s’y atèle.


On a donc un arbre fruitier (pour épistémologue : du connaître, de l’à(pétissant)-connaître), mais son plus beau appas porte une étiquette : ne-me-mange-pas.


Dans r, la vérité est du coté de a. Pour K, a est le phénomène, c’est la leçon kantienne de la nouvelle physique (celle de Copernic et Newton). C’est-à-dire que a est l’ (/la voie de l’) être (a) , quand le noumène est celle du non-être (a°).


La difficulté proprement centrale de r est bien sur sa... circularité : si ce noumène a° est in-connaissable, in-accessible, rien en somme, comment s’introduit donc ce terme dans r ? et si le connaissable est le restant, ce qui n’est pas de l'inconnaissable , non a°, et si a° n’est … rien, qu'est-ce donc que ce a ?


Pleine aporie. Pour.. quoi ?


Lever cette aporie peut s'envisager de plusieurs manières. Par ordre de radicalité :


1. facile (du [presque] continu)


A l'intérieur de r (pour ainsi dire), on peut se contenter de prendre la négation de r, et obtenir une dualité de type ‘faites-le-contraire-de-ce-que-je-dis.’ Métarécit de trans-gression, il signifie :

“le noumène [le a° de K] est ce qui est proprement désiré”.

“le récit est un cheval de Troie.”

C’est un (méta)récit d'innovation, ou de révolution scientifique. C’eût pu bien être une interprétation dialectique pile dans le propos de K, mais il a du avoir une vision bien trop statique de la découverte scientifique pour l'apercevoir.

Ici le réel* (dans r : a) est en fait a° : du moins plus réel/vrai (que a).

Le méta récit est r°, et on a la dualité :

a ⊢a° ⇆ a°⊢a



2. abrupte (du très discontinu)

dit° dit a⊢a°


En somme : in-stituer, sans jamais la déclarer telle, une aporie. Bien plus : sans dire que quelque chose n’est pas dit. sans dire que etc… chape de plomb.

Transparence d’une non-négation.

Silence ou soupir que ce dit°. Tout l’inverse du dit, acte de langage.

Pour… quoi ?

Quel serait le mystérieux ‘référent’ de ce métarécit ? ce non-dit : dit°... CF récit de la fondation

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