Sunday, 11 April 2021

figures du réel II : récits (et crises) de la fondation

A. fonder, c'est donner des objets a, b ,.. et un graphe orienté sur ces objets : 

⦁→⦁       ⦁→⦁→⦁        

etc... assimilable à un récit.

  • récits mythiques : dieux / hommes / Logos (CF figures du réel); trinité chrétienne : père / fils / esprit
  • récits eidétique : ? / forme / onta
  • récits économiques : productivisme (Say) ; consumérisme (CF figures de l'économique)
  • récit logonomique : sujet / syntaxe / sémantique (CF figures du logonomique)

B. Crise / ambiguïté de la fondation / récit : le graphe perd ses orientations :

a↔b        ⦁⎼⦁        △    etc 


C. Figures de la fondation :

⦁→⦁    ⊢    ⦁⎼⦁                ,    


soit : 


oriented_duality ⊢ unoriented_duality ⇒ oriented_trinity ⊢ unoriented_trinity


Saturday, 10 April 2021

croissance conceptuelle VI : Newton's apple

Le récit de Stukeley ou de John Conduitt ne laisse pas de doute sur l'épisode illuminant de la chute d'une pomme.

Stukeley recorded in his Memoirs of Sir Isaac Newton's Life a conversation with Newton in Kensington on 15 April 1726:

we went into the garden, & drank thea under the shade of some appletrees, only he, & myself. amidst other discourse, he told me, he was just in the same situation, as when formerly, the notion of gravitation came into his mind. "why should that apple always descend perpendicularly to the ground," thought he to him self: occasion'd by the fall of an apple, as he sat in a comtemplative mood: "why should it not go sideways, or upwards? but constantly to the earths centre? assuredly, the reason is, that the earth draws it. there must be a drawing power in matter. & the sum of the drawing power in the matter of the earth must be in the earths center, not in any side of the earth. therefore dos this apple fall perpendicularly, or toward the center. if matter thus draws matter; it must be in proportion of its quantity. therefore the apple draws the earth, as well as the earth draws the apple."

John Conduitt, Newton's assistant at the Royal Mint and husband of Newton's niece, also described the event when he wrote about Newton's life:

In the year 1666 he retired again from Cambridge to his mother in Lincolnshire. Whilst he was pensively meandering in a garden it came into his thought that the power of gravity (which brought an apple from a tree to the ground) was not limited to a certain distance from earth, but that this power must extend much further than was usually thought. Why not as high as the Moon said he to himself & if so, that must influence her motion & perhaps retain her in her orbit, whereupon he fell a calculating what would be the effect of that supposition.

Cependant, on note que ces textes ne mentionnent pas ... Newton lui-même. Pourtant, il fait parti de la chain growth

Ici la classe est le produit fortuit de la présence de Newton sous le pommier et de la chute de la pomme.
autrement, l'ergobrain est une triviale réduction spatio-temporelle, qui permet à Newton de construire la chain growth en supprimant tous le bruit de son ergobrain.
Nous proposons de voir dans ce simple ergoalgo un prototype : un ergoalgo est un filtre trivial d'un contexte 'spatio-temporel'.
Autrement dit, pour un ergobrain, n'importe quoi peut générer une chain growth. c'est une expression forte d'un principe de continuité.

exemple 2 : nous regardions tantôt (CF A Conceptual Representation)

HeideggerKauffman

une chaine qui devait d'abord sa possibilité même à la prégnance à une certaine période de ces deux auteurs dans mon ergomind.

exemple 3 : le réflexe "catégorique" de Gromov au moment où il s'intéresse à 'l'intelligence' (ergomind) est bien compréhensible au vu de ces travaux :

ergomindcat


Ce que suggère fortement la pomme de Newton (et peut être l'épisode du bus de Poincaré), c'est qu'il est peut être profitable - n'en déplaise à Gromov - d'en rabattre drastiquement sur les ergoalgo, pour ne garder que des computations quasi triviales : somme du là devant. A charge pour l'écosystème de faire le reste.




knowledge growth

Etant donné 

  • la data S(t) : ensembles de sources à la date t, et
  • kg(t) : un knowledge graph à la date t

un schéma de croissance de la connaissance est de la forme itérative suivante : 

S(t),kg(t)  ⇝S(t+1),kg(t+1)

si bien que connaissance et data se co-construisent dynamiquement. (CF croissance conceptuelle 6.)


croissance conceptuelle V : What are numbers ?

Il est assez frappant qu'un concept général de nombre ne transparaisse pas plus clairement dans la transmission des mathématiques.

Il y a ces nombres entiers , ou rationnels ou ... etc, et puis soudain il y a des symétries - omniprésentes, nous dit on (p 41). Et rien entre ?

Le concept de symétries est une nébuleuse. On passerait ainsi des 'nombres' entiers , un concept relativement clair (pour un humain au moins) aux symétries, un concept certes moins évident.


Tentons un détour.

Un schéma de croissance conceptuelle est juste chain growth 

a ⤴b⤴c...

Dans le cas qui nous occupe, je propose: 

entiers groupcat < nombre classif_comput symétries

(où bien sûr un mathématicien pourra lire l'inclusion à la place de ⤴)

Deux exemples importants justifient entiers group nombre classif_comput

Et donc là où les entiers ne mesurent - ne classifient - que des cardinaux, les groupes classifient plus finement des structures complexes comme des espaces topologiques. Le prix à payer est une moindre agilité computationnelle, c'est-à-dire moins de ... symétries.

Restent les catégories ... des monstres, si l'on y admet les n-catégories (faisceaux...). Ici on peut notamment penser au topos et à la théorie de Caramello : les topos classifient des ... théories.

L'agilité computationnelle des catégories est typiquement celle d'une ... base de données, puisque celle-ci n'est jamais qu'un C-set foncteur.

Les topos nous dit-on généralisent les ensembles, et jouissent donc de toutes leurs symétries ou presque : toutes les co/limites, exponentielle, inclusion...


Que signifie

nombre classif_comput symétries ?

'nombre' - le concept vulgaire - est promu nombre classif_comput, et symétries prend un peu de 'contenu' tangible : il contient classif_comput ...





croissance conceptuelle IV : quantum→chem→bio

T rend compte dans tdkg d’un invariant (Théorie de la) structure-de-la-matière qui va du monde subatomique aux grandes molécules : les protéines. Donc on a un gradient d’échelle de l’ordre de 10⁶  et quelque : du pico au micro mètre… En arrière-plan une vieille discussion philosophique sur le statut de demi science de la chimie et de pseudo-science pour la biologie…je pense que cette époque est révolue : en chimie, on a une chimie quantique en plein développement, en bio, une révolution (?) sur la structure fine et 3D des polypeptides. Sans même parler des matériaux, une branche en soi dans Nature, qu’on va retrouver partout : en énergie (cellule photoélectrique), en bio (biomatériaux), en transport etc. Autrement dit, le réductionnisme cher aux sciences est en train de marquer de son fer les sciences (un peu) molles. Ceci n’est possible que via une révolution digitale, computationnelle et instrumentale… et la boucle est bouclée avec comput<formal language<L et tool<L, puisqu'on a vu que :

toollanguage⇒ L

N’en déplaise à Heidegger, l’opposition langage (poésie)/technique est illusoire. La dualité matière/non matière, chère à l’ère chrétienne, doit être abordée dans tdkg, parce qu’elle conditionne le traitement notamment de la relation naturel/artificiel et cerveau(esprit)/corps, deux frontières largement bousculées récemment.

De façon précise les sous classes de T sont : quantum,standard model,chemical bond, protein structure et bio_symmetry.

et donc on a ici une croissance conceptuelle de type chain growth

quantum ⤴chem⤴protein < bond

En général le chain growth est bien sûr un ergo_algo, avec tout le flou propre à ergobrain. Ici il peut être si l'on veut vu au sens de l'inclusion stricte, puisque les lois quantiques s'appliquent 'partout', pour les liaison moléculaires ou macromoléculaires. Mais il est clair que pour un bio/chimiste/physicien, les théories et techniques sont tout-à-fait distinctes (en particulier, Molecular orbital theory and valence bond theory are the foundational theories of quantum chemistry), et la croissance est ici comprise pour une part comme une extension de notre pouvoir prédictif réel à des objets plus complexes - moins symétriques - que ceux du modèle standard.


croissance conceptuelle III : tool→language

Langage joue depuis le début d'un statut spécial dans tdkg.

Récemment, j'ai introduit une nouvelle classe, via toollanguage.

On se souvient que pour nous ab est un concept... c'est-à-dire qu'ergobrain peut former ab avant même d'avoir clairement le concept z de la classe donc a et b sont des éléments : ab⇒ z.

donc écrivant

toollanguage⇒ L

nous instituons L plus que nous le montrons... (CF croissance conceptuel 6.)

L veut rendre compte de la dualité outil/langage. On dit souvent que le langage est un outil, mais les grands outils ‘augmentent’ l’homme et impactent son quotidien tout autant que les langages (dans tdkg, une sous classe importante de langage est formal language). Autrement dit L formalise l’abstraction selon laquelle ce qui est invariant dans le langage et l’outil est la disruption qu’ils engendrent en terme d’interactions, homme-homme ou homme-environnement. Anecdotiquement, le mobile change même la façon dont les gens marchent dans la rue… l’outil-qui-augmente permet de nouvelles interactions, et donc fonctionne comme un nouveau langage, compris comme un … outil-d’interaction.

Il est intéressant de noter qu’une spécificité des mathématiques est l’absence d’outil de mesure, de quelque ‘augmentation’ que ce soit. A l’inverse le monde micro ou macro-scopique nécessite des outils considérables, dont la plupart ne sont disponibles que depuis peu. Les Grecs, qui n’étaient guère mécaniciens, ont été d’habiles mathématiciens, comme les Indiens. Les mathématiques constituent en quelque sorte le modèle de l’expérimentation in vitro. Il se trouve que ces mathématiques ont presque suffit – presque –  pour la mécanique céleste, et une partie de la physique (jauge theory , General Relativity...). Mais s’agissant d’objets plus complexes, ou plus lointains, ou plus vivants, ne rien ‘voir’ est un handicap majeur. Même dans le domaine atomique, la spectroscopie a été et est encore aujourd’hui un ‘œil’ essentiel. En microbiologie, des avancées très récentes comme CRISPR (nobel 2020), les organoïdes, vont suppléer à l’expérience animale et permettre d’expérimenter plus vite. La cryo-microscopie électronique (novel 2017, "for the high-resolution structure determination of biomolécules in solution") permet d’observer quasi in vivo les protéines et leur structure 3D.

L’interaction avec les objets mathématiques (principalement l’arithmétique et les constructions associées, jusqu’à la topologie/géométrie algébrique) est – pour les humains- quasi évidente, directe. Mélange de ‘log-ique’ (syntaxe) et de géométrie (‘sémantique’), le ‘langage’ mathématique est probablement codé en dur dans le cerveau, et même dans l’œil.

Il n’en va pas de même avec … tout le reste. La technologie scientifique a vocation à suppléer à cette déficience. Or la techno a un coût. Cela demande du temps (des expérimentations, du hasard, des tâtonnements), du capital.

L’accumulation de data en chimie, en biologie est sans commune mesure avec les mathématiques. La découverte des invariants biologiques sont assis sur cette data, et c’est pourquoi la réduction symbolique de ces disciplines a été considérablement plus laborieuse. Plus encore, ils n’apparaissent que moyennant des capacités de déduction qui deviennent possible que grâce à de puissant dispositifs computationnels, témoin les réseaux distribués mis en place dans la dernière décennie pour la déduction structurales des protéines.

croissance conceptuelle II : cloud →blockchain ?

Dans le cours de la croissance du graphe tdkg, j'ai successivement inclus les concepts bien connus cloud et blockchain.

Bien entendu, initialement, de façon indépendante.

Or vint le temps où ergobrain (dixit Misha Gromov) s'aperçut d'une certaine proximité entre ces 2 concepts.

Quoi donc ?

Certes, leur disruptivité, avérée dans le cas du cloud, fantasmée dans le cas de la blockchain (si l'on excepte l'intérêt matinale d'IBM et le controversé BTC), est un premier trait commun : 

cloud  blockchain ⇒  disrupt

Mais au delà du fashion trend, c'est le concept de politique algorithmique qui a émergé.

Il est remarquable que, dans la ligne de What Is CRISPR, l'article Cloud ne mentionne à aucun moment blockchain, et que Politics_and_technology ne mentionne pas une fois cloud...

Donc, si l'on en croit wikipedia Politics_and_technology , on a polisblockchain, mais nul par 

poliscloud, et donc on n'a pas 

cloud  blockchain⇒ polis


Alors il y a un piège : 

cloud < distributed_data base_comput

et

blockchain< distributed_ledger

mais bien sûr le distributed n'est pas le même !

Oracle  donne une vue assez juste de blockchain / distributed_ledger : 

What's a Blockchain?

A blockchain is a system for maintaining distributed ledgers of facts and the history of the ledger’s updates. A blockchain is a continuously growing list of records, called blocks, that are linked and secured using cryptography.

This allows organizations that don't fully trust each other to agree on the updates submitted to a shared ledger by using peer to peer protocols rather than a central third party or manual offline reconciliation process. Blockchain enables real-time transactions and securely shares tamper-proof data across a trusted business network.

A blockchain network has a founder that creates and maintains the network, and participants that join the network. All organizations included in the network are called members.

Oracle Blockchain Platform is a permissioned blockchain, which provides a closed ecosystem where only invited organizations (or participants) can join the network and keep a copy of the ledger. Permissioned blockchains use an access control layer to enforce which organizations have access to the network. The founding organization, or blockchain network owner, determines the participants that can join the network. All nodes in the network are known and use consensus protocol to ensure that the next block is the only version of truth. There are three steps to consensus protocol:

  • Endorsement — This step determines whether to accept or reject a transaction.

  • Ordering — This step sorts all transactions within a time period into a sequence or block.

  • Validation — This step verifies that the required endorsement are gotten in compliance with the endorsement policy and organization permissions.

Blockchain's key properties

Shared, transparent, and decentralized— The network maintains a distributed ledger of facts and update history. All network participants see consistent data. Data is distributed and replicated across the network’s organizations. Any authorized organizations can access data.

Immutable and irreversible — Each new block contains a reference to the previous block, which creates a chain of data. Data is distributed among the network organizations. Blockchain records can only be appended and can't be undetectably altered or deleted. Consensus is required before blocks or transactions are written to the ledger. Therefore, the existence and validity of a data record can't be denied. After endorsement policies are satisfied and consensus is reached, data is grouped into blocks and blocks are appended to the ledger with cryptographically secured hashes that provide immutability. Only those members authorized to have the corresponding encryption keys can view data.

Encryption — All records are encrypted.

Closed ecosystem — Joined organizations can have a copy of the ledger. Organizations are known in the real world. Consensus protocols depend on knowing who the organizations are.

Speed — Transactions are verified in minutes. Network members interact directly.

Blockchain example

An example of an organization that benefits from using blockchain is a supply chain contract manufacturing company. Suppose this company is located in the United States and uses a third-party company in Mexico to source materials for and produce electronic components. With a blockchain network, the manufacturing company can quickly know the answers to the following questions:

  • Where is the product in the production cycle?

  • Where is the product being produced?

  • Does the product contain ethically sourced materials?

  • Does the product meet specifications and exporting compliance rules?

  • When is ownership transferred?

  • Does the invoice match and should the organization pay it?

  • How should the organization handle any exceptions to the manufacturing, shipping, or receiving process?


noter qu'il n'est question ici que de permissioned blockchain, et non d'un système 'anarchique' (sans pouvoir central) type BTC.

Donc Oracle mentionne bien un protocole, c'est-à-dire un algorithme, une policy comme on dit chez les reinforcement learner.

Dans tdkg, les premiers chemins associés à N sont :



donc on a  : 

N < centralized_polis.

et en particulier : 

cloud computing < N_comput + N_storage_data

et pour M

et donc:

M < decentralized_polis.

et en particulier:

smart contract < contract-M_storage_data