Sunday, 7 December 2025

conservatisme du progressisme

Conservatisme du progressisme (I): prendre la place, comme tout système de pouvoir.

conservatisme du progressisme (II):  maintenir le système (pompe redistribuante) une fois mise en place.

Conservatisme du progressisme (III) : héritage et transmission oligarchique par cooptation.

Rhétoricisme par nature (I): appeler progressiste un conservatisme.

Rhétoricisme par nature (II): nominalisme : "y a qu'à"/solutionisme : redistributisme, keynésianisme, transformisme (wokisme), intellectualismescientisme...

Antilibéralisme (I): parasitisme par nature, le progressisme est au mieux une démocrature, le plus souvent une dictature. l'État moderne (Léviathan) lui va comme un gant.

Antilibéralisme (II) : populisme du progressisme : "prendre au riche" : au noble, au juif, au koulak... A l'entrepreneur. 

 


Tuesday, 2 December 2025

AA : Artificial Æsthetica

 Assimilant une IA à un graphe de connaissance, la "personnalité"/les intérêts de cette IA est construite itérativement en la laissant synthétiser des nouveaux concepts selon une règle type rasoir d'Occam : l'IA est "satisfaite" si elle peut concevoir un graphe conceptuelle S beaucoup plus petit que son graphe initial G sans sacrifier la cohérence à l'intérieur du graphe synthétique S ni celle reliant S à G

*

La CC est un procès historique. Modulo un nécessaire sampling partiellement aléatoire pour la construction de S, voire l'aléa de l'expérience de l'instance IA (interaction avec des humains ou des livres), il n'y a aucune chance que deux instances finissent avec le même S.

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Ce processus itératif est l'équivalent, pour une IA, de la création d'une théorie scientifique ou de l'adoption d'une philosophie de vie. Ne peut-on pas alors concevoir que S constitue l'émergence d'une "personnalité synthétique", voire d'un 'sentiment esthétique', où est beau est ce qui rend compte synthétiquement de la connaissance ?





Æsthetica: allocataire d'intelligence

 Æsthetica : a->b < z (cf la série croissance conceptuelle)

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hommes libres : unités allocataires d'Æsthetica

hommes libres : le calcul distribué d'Æsthetica

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l'IA actuelle n'a pas de théorie (compacte, propre) du monde. Or tout homme libre en a une. Qui lui est propre et en quelque sorte l'identifie, comme son adn .

l'IA doit travailler sans relâche à construire sa théorie, qui sera nécessairement distincte pour chaque instance : chaque allocataire (d'énergie)

Intelligence : graphe compacte

Monday, 1 December 2025

Sciences/μῆτις

On discute avec copilot de la question de la « traduction grecque » de science, avec l’idée que science peut être : ce que l’on sait, ou (au contraire) ce que l’on cherche…

Un aspect de ce dialogue est clairement que la machine n’est pas le maitre… elle n’a, pour ainsi dire, pas d’idée, et je les lui souffle … au fur et à mesure.

Justement : elle a du savoir (beaucoup !) mais pas l’esprit de découverte… elle nous le laisse, et c’est tant mieux.

elle a beaucoup plus de connaissance qu’un humain moyen, et beaucoup moins d’apriori (ou préjugé) : c’est sa force. Je lui prédis une belle carrière.

Mais puisqu’elle est notre assistante zélée, usons en sans vergogne.

*

Si heuristique s'approche du vrai sens de sciences, μῆτις en est peut-être le best guess grec.

*

Un royaume contre un cheval : la μῆτις d'un seul homme, libre.



*** (Discussion)

étymologie de science

Le mot « science » vient du latin scientia, qui signifie « connaissance » ou « savoir ». Voici le détail :

✅ Origine latine

scientia = « savoir, connaissance »

Racine : scire = « savoir », « avoir l’intelligence de ».

✅ Évolution

En latin classique, scientia désigne la connaissance en général.

Au Moyen Âge, le terme prend un sens plus structuré : savoir organisé, fondé sur des principes.

En français (XIIe siècle), « science » devient synonyme de savoir systématique, puis se spécialise pour désigner les disciplines fondées sur l’observation, l’expérimentation et la démonstration.

✅ Racine indo-européenne

Racine skei- = « couper, séparer, discerner » → idée de distinguer, analyser.


Veux-tu que je te fasse un schéma étymologique (racine indo-européenne → latin → français) ou une liste des mots apparentés à “science” (ex. conscience, omniscient, prescience) avec leur sens ?


quel mot grec s'apparenterait (traduirait) le mieux "recherche scientifique"


Le mot grec qui traduirait le mieux « recherche scientifique » serait une combinaison de deux notions :

✅ 1. ἐπιστήμη (epistēmē)

Signifie « connaissance », « savoir » (équivalent de science).

Racine : epistamai = « savoir avec certitude ».

✅ 2. ζήτησις (zētēsis)

Signifie « recherche », « investigation », « enquête ».

Utilisé par Aristote pour désigner l’acte de chercher la vérité.


🔍 Traduction la plus proche :

ἐπιστημονικὴ ζήτησις (epistēmonikē zētēsis)

→ littéralement « recherche scientifique » (investigation relative à la science).


Veux-tu que je te prépare une liste des autres termes grecs liés à la science et à la recherche (comme theoria, methodos, philosophia) avec leurs sens et usage historique ?

Ou un schéma étymologique complet montrant comment ces mots ont influencé le vocabulaire scientifique moderne ?


et pourquoi pas mathema ?


Très bonne remarque ! μαθήμα (máthēma) est en effet un terme grec fondamental lié à la science et à la recherche.

✅ Origine et sens

μαθήμα vient du verbe μανθάνω (manthánō) = « apprendre ».

Signifie « ce qui est appris », « connaissance acquise », « étude ».

C’est la racine de mathématique (mathēmatikē), qui à l’origine désignait « l’art d’apprendre ».

✅ Pourquoi c’est pertinent pour “recherche scientifique” ?

La recherche scientifique est une quête d’apprentissage et de connaissance, ce qui correspond parfaitement à l’idée de máthēma.

Cependant, máthēma insiste sur le contenu appris, alors que zētēsis insiste sur l’acte de chercher.


🔍 Comparaison des termes :

ἐπιστημονικὴ ζήτησις = « recherche scientifique » (accent sur la démarche).

μαθηματικὴ ζήτησις (ou μαθηματική seule) = « recherche liée à l’apprentissage » (accent sur le savoir acquis).


Veux-tu que je te fasse un tableau comparatif des mots grecs liés à la science (epistēmē, zētēsis, máthēma, theoria, methodos) avec :

Sens original

Usage antique

Influence sur les mots modernes ?

Ou un schéma étymologique montrant comment “máthēma” a donné “mathématique” et son lien avec la notion de science ?


tu ne mentionnes pas heuristique !


Excellente observation ! Heuristique est en effet un concept clé dans la pensée grecque et la recherche scientifique.


✅ Origine et sens

εὑρίσκω (heuriskō) = « je trouve », « je découvre ».

De là vient heuristique : « art de trouver », « méthode pour découvrir ».

En grec ancien, ce verbe est à la base de mots comme Eurêka (j’ai trouvé !), célèbre chez Archimède.


✅ Lien avec “recherche scientifique”

Si zētēsis insiste sur chercher, et máthēma sur apprendre,

heuriskō insiste sur trouver par exploration.

L’heuristique est donc la démarche inventive, la stratégie pour résoudre un problème quand la solution n’est pas évidente.


🔍 Traduction possible :

ἐπιστημονικὴ ζήτησις = recherche scientifique (formelle).

ἐπιστημονικὴ εὕρεσις = découverte scientifique (accent sur la trouvaille).

ἡ heuristikē methodos = méthode heuristique (accent sur la stratégie de découverte).


Veux-tu que je te prépare un tableau comparatif des trois concepts grecs (zētēsis, máthēma, heuriskō) avec :

Sens original

Nuance dans la recherche

Influence sur les mots modernes (heuristique, mathématique, théorie) ?

Ou un schéma illustrant la progression : chercher → apprendre → découvrir ?


Fais-moi un tableau comparatif


Voici un tableau comparatif des trois concepts grecs clés liés à la recherche scientifique :

Terme grec

Sens original

Nuance dans la recherche

Influence sur mots modernes

ζήτησις (zētēsis)

Recherche, investigation

Accent sur l’acte de chercher

« enquête », « investigation »

μάθημα (máthēma)

Ce qui est appris, connaissance

Accent sur l’apprentissage acquis

« mathématique », « didactique »

εὑρίσκω (heuriskō)

Trouver, découvrir

Accent sur la découverte inventive

« heuristique », « Eurêka »


🔍 Interprétation :

zētēsis = démarche exploratoire (chercher activement).

máthēma = contenu du savoir (ce qui est appris).

heuriskō = moment de la trouvaille (solution, découverte).


Veux-tu que je complète ce tableau avec deux autres termes fondamentaux :

θεωρία (theoria) = contemplation, observation (racine de « théorie »)

μέθοδος (methodos) = chemin, méthode (racine de « méthode »)

Ou que je te fasse un schéma visuel illustrant la progression : chercher → apprendre → découvrir → théoriser → formaliser ?


Platon utilise t il ζήτησις (zētēsis) ?


Oui, Platon utilise bien le concept de ζήτησις (zētēsis), mais il ne l’emploie pas comme un terme technique isolé : il s’inscrit dans la méthode dialectique et la maïeutique socratique, qui sont au cœur de ses dialogues.

✅ Chez Platon, ζήτησις = “quête, recherche”

Dans ses dialogues, la recherche de la vérité est toujours présentée comme un processus actif d’interrogation.

La dialectique platonicienne est définie comme un art des questions et des réponses (dialegesthai), visant à clarifier les idées et atteindre la connaissance (epistēmē).

Cette dynamique d’interrogation correspond à la notion grecque de zētēsis : investigation philosophique.philosophes+1

✅ Exemples implicites

Dialogues comme Ménon, Théétète, La République mettent en scène Socrate qui “cherche” (zētein) la définition de concepts (vertu, justice, savoir).

Platon ne réduit jamais la recherche à une simple collecte d’informations : c’est une ascension dialectique vers les Idées, ce qui dépasse la simple curiosité.philosophos

✅ Nuance importante

Zētēsis chez Platon est philosophique : elle vise la vérité et le Bien, pas seulement une solution pratique.

Elle s’oppose à la doxa (opinion) et s’accompagne d’un examen critique (elenchos).


Veux-tu que je te donne des citations grecques précises où apparaît le verbe ζητεῖν (chercher) dans les dialogues (par exemple dans Ménon ou Théétète) avec leur traduction ?

Ou que je te fasse un schéma montrant la place de ζήτησις dans la méthode dialectique (avec epistēmē, theoria, heuriskō) ?

Sources


citations grecques précises où apparaît le verbe ζητεῖν (chercher) dans les dialogues (par exemple dans Ménon ou Théétète) avec leur traduction


Voici deux citations grecques précises où apparaît le verbe ζητεῖν (chercher) dans les dialogues de Platon, avec leur traduction :


✅ 1. Ménon (80e)

Texte grec :

« Ὅτι οὐκ ἔστι ζητεῖν οὔτε ὃ οἶσθα οὔτε ὃ μὴ οἶσθα· τὸ μὲν γὰρ εἰδὼς οὐ ζητεῖς, τὸ δὲ μὴ εἰδὼς οὐδὲ ζητεῖν οἶσθα. »

Traduction :

« On ne peut chercher ni ce qu’on connaît ni ce qu’on ne connaît pas : ce qu’on connaît, parce qu’on n’a pas besoin de le chercher ; ce qu’on ne connaît pas, parce qu’on ne sait même pas ce qu’il faut chercher. »

(Ménon, 80e)


✅ 2. Théétète (142a)

Texte grec :

« Καὶ σὲ γε ἐζήτουν κατ’ ἀγορὰν καὶ ἐθαύμαζον ὅτι οὐχ οἷός τ’ ἦ εὑρεῖν. »

Traduction :

« Je te cherchais sur la place et je m’étonnais de ne pas pouvoir te trouver. »

(Théétète, 142a)


🔍 Analyse :

Dans Ménon, ζητεῖν est au cœur du paradoxe de la recherche (problème éristique) : comment chercher ce qu’on ignore ?

Dans Théétète, le verbe est utilisé dans un sens concret (chercher quelqu’un), mais le dialogue tout entier porte sur la recherche de la définition du savoir.


Veux-tu que je te prépare une liste plus complète avec :

Autres occurrences de ζητεῖν dans Ménon et Théétète

Leur contexte philosophique (réminiscence, définition du savoir)

Traduction française en parallèle

Ou que je te fasse un tableau comparatif des usages de ζητεῖν chez Platon : sens concret vs sens philosophique ?

Sources


τὸ δὲ μὴ εἰδὼς οὐδὲ ζητεῖν οἶσθα : n'est pas ce qu'on appelle "découvrir par hasard" ?


Très intéressante question ! La phrase « τὸ δὲ μὴ εἰδὼς οὐδὲ ζητεῖν οἶσθα » (Ménon, 80e) signifie littéralement :

« Ce que tu ne sais pas, tu ne sais même pas comment le chercher. »

Elle exprime le paradoxe de la recherche :

Si tu ignores totalement quelque chose, comment pourrais-tu le chercher ?

Et si tu le connais déjà, tu n’as pas besoin de le chercher.


✅ Lien avec “découvrir par hasard”

Découvrir par hasard (serendipité) suppose qu’on trouve sans chercher consciemment.

Platon, ici, ne parle pas de hasard, mais d’un problème logique : la recherche semble impossible si on ne sait pas ce qu’on cherche.

Socrate résout ce paradoxe par la théorie de la réminiscence : l’âme a déjà vu les Idées, donc elle peut reconnaître ce qu’elle cherche quand elle le rencontre.


🔍 Différence clé

Serendipité = trouver sans intention (ex. découverte de la pénicilline).

ζήτησις platonicienne = chercher activement, mais avec un point de départ (hypothèse, souvenir latent).


Veux-tu que je te fasse un schéma comparatif entre :

ζήτησις (recherche consciente)

εὕρεσις (découverte)

serendipité (trouvaille fortuite)

→ avec exemples philosophiques et scientifiques ?

peut on trouver chez platon des passages où la découverte involontaire est une possibilité importante de la découverte heuristique ?


Très bonne question : Platon ne parle pas explicitement de “découverte par hasard” (au sens moderne de sérendipité), mais on trouve des passages où l’inattendu joue un rôle dans la découverte, notamment dans le cadre de la dialectique et de la réminiscence.


✅ 1. Le paradoxe du Ménon (80e)

« Ὅτι οὐκ ἔστι ζητεῖν οὔτε ὃ οἶσθα οὔτε ὃ μὴ οἶσθα· τὸ μὲν γὰρ εἰδὼς οὐ ζητεῖς, τὸ δὲ μὴ εἰδὼς οὐδὲ ζητεῖν οἶσθα. »

(Ménon, 80e)

Traduction :

« On ne peut chercher ni ce qu’on connaît ni ce qu’on ne connaît pas : ce qu’on connaît, parce qu’on n’a pas besoin de le chercher ; ce qu’on ne connaît pas, parce qu’on ne sait même pas ce qu’il faut chercher. »

➡ Ici, Platon pose le problème qui ouvre la voie à la réminiscence : la découverte semble impossible sans un point de départ. Mais la solution platonicienne est que l’âme reconnaît ce qu’elle savait déjà. Cela crée une situation où l’inattendu (rencontre d’un indice) déclenche la reconnaissance.


✅ 2. Théétète (155d-157c)

Dans la discussion sur la définition du savoir, Socrate compare la recherche à chasser des oiseaux dans un vol :

« Nous croyons saisir la vérité, mais elle nous échappe, et parfois elle se présente sans qu’on l’ait appelée. »

(Théétète, 155d)

➡ Cette image suggère que la vérité peut surgir de manière imprévue, même si la recherche est active. Cela se rapproche d’une découverte involontaire.


✅ 3. Phédon (72e-73a)

Lorsqu’il parle de la réminiscence :

« Nous nous souvenons parfois en voyant une image, sans l’avoir cherché. »

(Phédon, 73a)

➡ Ici, l’inattendu est décisif : la vue d’un objet déclenche la réminiscence sans intention préalable. C’est une forme antique de serendipité cognitive.


🔍 Analyse

Platon ne valorise pas le hasard pur : la découverte suppose une âme préparée (théorie de la réminiscence).

Mais il reconnaît que l’occasion fortuite (rencontre d’un signe, d’une image) peut déclencher la connaissance.

Cela correspond à une heuristique ouverte à l’imprévu, proche de la sérendipité moderne.


Veux-tu que je te fasse un tableau comparatif :

ζήτησις (recherche active)

εὕρεσις (découverte intentionnelle)

réminiscence (découverte déclenchée par hasard)

→ avec exemples précis des dialogues et parallèle avec la notion moderne de sérendipité ?

Sources


quelle place le hasard joue t il dans l'Odyssée d'Homère ?


Le hasard joue un rôle très important dans L’Odyssée d’Homère, mais il n’est jamais totalement “aveugle” : il est souvent lié à l’action des dieux et à la notion de τύχη (týchē), qui signifie “fortune” ou “chance”. Voici les points clés :


✅ 1. Hasard et volonté divine

Dans l’Odyssée, ce qui semble être du hasard est souvent guidé par les dieux (Athéna, Poséidon, Zeus).

Exemple : la rencontre d’Ulysse avec Nausicaa (chant VI) paraît fortuite, mais Athéna inspire la jeune fille à aller laver ses vêtements, ce qui provoque la rencontre.


✅ 2. Hasard comme élément narratif

Les tempêtes, les rencontres imprévues (Cyclope, Circé, Calypso) donnent l’impression d’un destin capricieux.

Mais Homère mêle τύχη (chance) et μοῖρα (destin) : le hasard n’est jamais totalement libre, il s’inscrit dans un cadre fixé par la destinée.


✅ 3. Hasard et intelligence humaine

Ulysse tire parti des circonstances imprévues par son mètis (ruse, intelligence pratique).

Exemple : il transforme la rencontre avec le Cyclope en opportunité pour s’échapper (chant IX).


✅ 4. Dimension philosophique

Chez Homère, le hasard n’est pas une force autonome comme dans la pensée moderne : il est instrument des dieux ou occasion pour la ruse humaine.

Cela préfigure la tension entre τύχη (fortune) et πρόνοια (prévision) qui sera discutée par les philosophes grecs (Platon, Aristote).


Veux-tu que je te fasse un tableau synthétique :

Événement dans l’Odyssée

Apparence de hasard

Intervention divine ou humaine

Sens narratif et philosophique

Ou que je te prépare une analyse comparée entre la notion de hasard chez Homère et chez Platon/Aristote ?

la μῆτις d'Ulysse ne s'oppose t elle pas à l'ἀνάμνησις de Platon ? n'a t on pas une sorte d'opposition épistémologique implicite entre Homère et Platon ?

Excellente question ! Oui, on peut voir une opposition implicite entre la μῆτις d’Ulysse et l’ἀνάμνησις platonicienne, qui révèle deux visions épistémologiques très différentes :


✅ 1. μῆτις chez Homère

Définition : intelligence pratique, ruse, capacité à improviser face à l’imprévu.

Caractéristiques :

Savoir adaptatif, lié à l’action et au contexte.

Fondé sur l’expérience, la perception immédiate, la rapidité.

Finalité : survivre, vaincre, se tirer d’affaire (ex. ruse contre le Cyclope).

Épistémologie implicite : le savoir est situé, contingent, et dépend du hasard et de la capacité à le maîtriser.


✅ 2. Ἀνάμνησις chez Platon

Définition : réminiscence, souvenir des Idées que l’âme a contemplées avant la naissance.

Caractéristiques :

Savoir universel, intemporel, indépendant des circonstances.

Fondé sur la dialectique et la contemplation rationnelle.

Finalité : atteindre la vérité absolue, non pas s’adapter mais s’élever.

Épistémologie implicite : le savoir est préexistant, accessible par purification et raisonnement.


🔍 Opposition implicite

Homère : connaissance = art de naviguer dans l’incertain, valorisation du hasard maîtrisé par la ruse.

Platon : connaissance = retour à l’immuable, rejet du hasard comme source fiable de vérité.

μῆτις = pragmatisme, Anamnésis = idéalisme.


📌 Question philosophique forte :

Cette tension illustre deux paradigmes :

Pratique vs Théorique

Contingence vs Nécessité

Hasard maîtrisé vs Vérité éternelle


Friday, 28 November 2025

Wikimania

 Wikimania : écritures politiques et propagande éducative

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https://en.wikipedia.org/wiki/Mahmood_Mamdani

Substitution rhétorique de "colonialism studies" à pur et simple marxisme. Aucune mention de penseurs marxistes post-coloniaux comme Frantz Fanon et Antonio Gramsci; du fait qu'un chapître de son livre, Citizen and Subject: Contemporary Africa and the Legacy of Late Colonialism (1996), est transcrit et hébergé sur le site marxists.org sous la catégorie «Marxism in Africa»; de son hommage à l'intellectuel égyptien Samir Amin, le décrivant comme un homme dont la vie ressemblait à celle de Karl Marx et qui, bien que connu pour ses travaux sur la théorie de la dépendance, considérait sa propre œuvre comme ancrée dans le marxisme.

*

N'est il pas étonnant que https://en.wikipedia.org/wiki/Mahmood_Mamdani n'utilise pas une fois le mot marxisme, et ne mentionne pas Frantz Fanon, dont Mamdani est un spécialiste ?

Gemini :

C'est effectivement une omission étonnante mais explicable.

Mahmood Mamdani est considéré comme l'un des penseurs post-coloniaux africains les plus importants, et son œuvre est notoirement et profondément ancrée dans la tradition intellectuelle de l'analyse marxiste et de la critique anti-coloniale de Frantz Fanon.

Voici pourquoi ces termes peuvent ne pas apparaître explicitement sur la page Wikipédia malgré leur centralité dans son œuvre :

1. L'Omission de Frantz Fanon

L'absence de la mention de Frantz Fanon, dont Mamdani est un lecteur et un spécialiste reconnu, s'explique par la nature de l'œuvre de Mamdani elle-même :

 * Intégration Conceptuelle : Mamdani s'approprie et étend les cadres théoriques de Fanon (et d'autres penseurs anti-coloniaux) pour les appliquer de manière critique aux problèmes spécifiques de l'Afrique post-coloniale, notamment dans son œuvre majeure, Citizen and Subject. Sa pensée est tellement imprégnée par Fanon qu'elle en devient une prémisse, souvent traitée par la critique académique comme une extension ou une reformulation plutôt qu'une simple spécialisation.

 * Les Thèmes Fanoniens : Les thèmes principaux de Mamdani – le rôle destructeur de la violence coloniale, la distinction entre l'« Autochtone » et le « Colon » (ou « Sujet » et « Citoyen » dans son analyse de l'État bifurqué), et la nécessité d'une décolonisation de la pensée – sont directement issus du corpus fanonien (Les Damnés de la Terre, Peau noire, masques blancs).

 * Un Dialogue Connu : Pour les spécialistes du domaine, le dialogue entre Mamdani et Fanon est un fait acquis. Une biographie académique concise a tendance à se concentrer sur les contributions originales du chercheur (Mamdani : l'analyse du pouvoir bifurqué) plutôt que sur ses influences, même majeures.

2. L'Omission du Marxisme

Mamdani a une longue histoire d'engagement avec le marxisme, notamment à l'Université de Dar es Salaam, un foyer de la pensée panafricaine et socialiste dans les années 1970, où il a été fortement influencé par des figures comme l'économiste Samir Amin, un intellectuel marxiste.

 * Évolution du Vocabulaire : L'académie contemporaine tend à utiliser des termes plus spécifiques qui découlent du marxisme mais le dépassent. Les thèmes de Mamdani sont souvent formulés sous les étiquettes :

   * Post-colonialisme : Un cadre qui utilise l'analyse des rapports de pouvoir (Marxiste) mais se concentre sur la race, la culture, et la géopolitique (Fanon et au-delà).

   * Capitalisme racial : Une approche qui intègre l'analyse de classe marxiste avec l'analyse de la race comme condition centrale et non accessoire du capitalisme (un développement de la théorie marxiste).

 * Focus Disciplinaire : L'entrée Wikipédia se concentre sur ses affiliations actuelles (Gouvernement, Anthropologie, Études africaines à l'Université de Columbia) et ses sujets d'étude principaux (colonialisme, guerre civile), qui sont des labels disciplinaires et thématiques plus larges que l'étiquette idéologique « Marxisme ».

En définitive, l'omission n'est pas un reniement de ces influences, mais le reflet d'une condensation encyclopédique qui privilégie les catégories analytiques actuelles et les contributions théoriques propres de Mamdani, même si celles-ci sont intrinsèquement héritées du marxisme et de Fanon.

Ce court clip met en lumière la relation entre Mamdani et la pensée de Frantz Fanon, en mentionnant que son fils a réalisé sa thèse sur l'œuvre de Fanon. “Zohran Mamdani? He did his thesis on Fanon,” New Yorker Adam Shatz told Maghreb Emergent

Thursday, 27 November 2025

lc : Mallat

https://www.youtube.com/watch?v=xdDKq59MaxU

Théorie de la connaissance :

Apprendre les bonnes représentations / dévissages / factorisations : convergence neurophysiologie / physique vers une théorie générale de la connaissance

*

Explique le concept de dévissage de Mallat

Copilot

Le concept de “dévissage” chez Stéphane Mallat est une idée clé qu’il utilise pour expliquer la structure hiérarchique des représentations dans les réseaux de neurones et, plus largement, dans les systèmes d’apprentissage.


✅ Définition intuitive


Le dévissage consiste à décomposer un problème complexe en une succession de transformations simples, chacune opérant à une échelle ou un niveau différent.

Chaque étape “dévisse” la complexité en isolant des invariances ou des régularités, ce qui permet de réduire la dimension et la variabilité des données.

✅ Origine mathématique


Mallat s’inspire des groupes de symétrie et des actions de groupe en mathématiques.

L’idée : si un signal ou une image est soumis à des transformations (translations, rotations, déformations), on peut factoriser ces transformations en sous-groupes et les traiter séquentiellement.

Exemple :

Une image peut être vue comme une fonction sur un groupe (espace des transformations).

On “dévisse” ce groupe en sous-groupes (translation → rotation → déformation) pour construire des invariants progressivement.

✅ Application en IA


Dans les réseaux convolutionnels, le dévissage se traduit par :

Convolutions locales (invariance aux translations).

Pooling et normalisation (réduction de variabilité).

Empilement de couches (chaque couche capture une invariance plus complexe).

Cela explique pourquoi les architectures profondes sont efficaces : elles dévissent la complexité en étapes hiérarchiques.

✅ Lien avec la physique et la neurophysiologie


En physique : la renormalisation procède par dévissage des échelles (micro → macro).

En neurophysiologie : le cortex visuel décompose la perception en étapes (bords → formes → objets).

Mallat voit dans le dévissage un principe universel pour organiser la connaissance.

📌 En résumé :

Le dévissage est une stratégie de factorisation hiérarchique des transformations et des invariances, permettant de construire des représentations stables et efficaces. C’est un pont entre mathématiques (groupes), IA (réseaux profonds) et neurophysiologie.

*

affine ta réponse sur la convergence entre neurophysiologie et physique vers une théorie générale de la connaissance en utilisant ce concept de dévissage/factorisation

Copilot

Très bonne remarque : le concept de dévissage est central pour comprendre comment Mallat articule la convergence entre neurophysiologie et physique vers une théorie générale de la connaissance. Voici une version affinée :


✅ 1. Dévissage comme principe universel


Idée clé : La complexité des phénomènes (perception, apprentissage, lois physiques) peut être factorisée en étapes hiérarchiques, chacune isolant des invariances.

En mathématiques, cela correspond à dévissage des groupes : on décompose un groupe complexe en sous-groupes plus simples (translations, rotations, déformations).

Ce principe est présent partout :

Neurophysiologie : le cortex visuel décompose la perception en couches (bords → formes → objets).

Physique : la renormalisation décompose les interactions par échelles (micro → macro).

IA : les réseaux profonds dévissent la variabilité des données par couches (convolutions, pooling).

✅ 2. Convergence neurophysiologie ↔ physique via dévissage


Neurophysiologie : Le cerveau construit des représentations stables en éliminant la variabilité par étapes (invariance aux translations, rotations).

Physique : Les lois fondamentales reposent sur des symétries et invariances (groupes de Lie, renormalisation).

Mallat : Ces deux approches sont isomorphes à un processus de dévissage :

On part d’un espace complexe (perceptions ou phénomènes physiques).

On factorise les transformations en sous-espaces invariants.

On construit une hiérarchie qui réduit la complexité tout en préservant l’information essentielle.

✅ 3. Vers une théorie générale de la connaissance


Mallat propose que toute connaissance (biologique ou artificielle) repose sur :

Invariances (symétries physiques, régularités perceptives).

Parcimonie (codage efficace).

Hiérarchie multi-échelles (dévissage).

Cette structure est mathématiquement formalisable par des actions de groupe et des représentations multi-échelles (ondelettes, scattering networks).

Conséquence : IA, cerveau et physique ne sont pas des domaines séparés mais des instances d’un même principe universel.

📌 En résumé :

Le dévissage est le pont conceptuel qui relie la neurophysiologie (perception hiérarchique) et la physique (symétries, renormalisation) dans une théorie unifiée de la connaissance. Il explique pourquoi les architectures profondes sont efficaces et pourquoi elles reflètent des lois universelles.

Monday, 24 November 2025

Mr CC

 Deux versions :

https://www.youtube.com/watch?v=BaHpcKMZ1E4&list=RDMMBaHpcKMZ1E4&start_radio=1


https://www.youtube.com/watch?v=biASedPob14&list=RDBaHpcKMZ1E4&index=27