Sunday, 26 January 2025

FRCI: CC : L

L'absence de toute CC littéraire fait briller l'évidence de la CC mathématiques.

Comment expliquer ce singulier phénomène ?

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CC implique abstraction. Un nouveau calcul n'est pas une nouvelle arithmétique. Un nouveau roman n'est pas un nouveau développement dans L. Proust ne semble pas 'contenir' Homère (plutôt l'inverse !). Mais la géométrie algébrique contemporaine est une vaste extension arithmétique (et géométrique !) des siècles précédents.

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La réponse la plus naturelle semble être :

Litt ~> métaphysique ~> Maths < L

Il n'y aurait que des lf (langages formelles), et essentiellement qu'une seule théorie du langage : L. et donc CC dit d'une autre façon l'évolution de L.

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Ainsi Homère est le premier. Donc Litt, au commencement, est déjà un lf. Puis viennent Héraclite, Thalès etc. Litt devient méta-physique, que l'on doit lire comme une théorie 'physique', ie une théorie du réel (balayant les gribouillis kantiens d'un revers de main grecque)

La 'philosophie' platonicienne est une ‘logique’ au sens de Cat. Autrement dit la philosophie est dès le départ un langage essentiellement formel/ mathématique. L'allure métaphysique (ou philosophique) tient précisément à ce qu'ils ne disposent pas du formalisme catégorique. D'où des objets (pour nous) ésotériques. En particulier les questions du Sophiste sont éminament logiques. 

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qd pierre cartier lance à la cantonade que “ les maths sont de la métaphysique “, il ne croit sans doute pas si bien dire.

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L - langage dx : langue du réel. (Cf Otto)

Saturday, 25 January 2025

FRC: L/Valéry-Genette

 Il y a donc chez Valéry une idée de la littérature qui est, elle aussi, à la fois très moderne et très ancienne, et qui le rapproche non seulement du formalisme contemporain (celui de la Nouvelle Critique américaine et plus encore, un l'a vu, celui de l'école russe des années vingt, dont le maitre mot pourrait être cette phrase de Tel Quel: « Les belles œuvres sont filles de leur forme, qui naît avant elles¹», ou cette autre, de Variété : « Ce qu'ils appellent le fond n'est qu'une forme impure»), mais aussi des recherches actuelles du structuralisme. On sait qu'il a dénoncé lui-même, et non sans ironie, son parti pris structuraliste en écrivant : « Il y eut un temps où je voyais. Je voyais ou voulais voir les figures de relations entre les choses, et non les choses. Les choses me faisaient sourire de pitié. Ceux qui s'y arrêtaient ne m' étaient que des idolâtres. Je savais que l'essentiel était figure». On lui reprochait, comme aujourd'hui à Lévi-Strauss en anthropologie, de vouloir mathématiser la littérature, et l'on ne peut manquer de percevoir quelque analogie entre la méthode qu'il prête à Edgar Poe et celle des Structures élémentaires de la parenté. Il propose d'appeler - hypothétiquement - poésie pure une œuvre-limite « où la transformation des pensées les unes dans les autres paraîtrait plus importante que toute pensée, où le jeu des figures contiendrait la réalité du sujet ¹» (ce qui peut encore passer pour une anticipation en 1927 de certaines tendances de la littérature actuelle), et confesse que « la Littérature ne (l') intéresse profondément que dans la mesure où elle exerce l'esprit à certaines transformations, celles dans lesquelles les propriétés excitantes du langage jouent un rôle capital». Les recherches modernes sur les figures de transformations à l'œuvre dans le mythe, le conte populaire, les formes générales du récit, sont évidemment dans le droit fil du programme valéryen. «Cette grande Histoire anonyme de la Littérature, cette  Histoire de l'esprit en tant qu'il produit ou consomme de la littérature », qu'il prévoyait en ouvrant son cours de Poétique, cette histoire reste à faire, et peu de tâches, en ce domaine, paraissent mieux répondre aux besoins et aux moyens actuels de notre intelligence critique. Dans l'ordre de la recherche comme dans l'ordre de la création, l'heure est peut-être à cette exploration, souhaitée par Valéry, « de tout ce domaine de la sensibilité qui est gouverné par le langage. Cette exploration, ajoutait-il, peut être faite à tâtons. C'est ainsi qu'elle est généralement pratiquée. Mais il n'est pas impossible qu'elle soit un jour systématiquement conduite ».

[Figures I,  La littérature comme telle. Gérard Genette]

FRXCIX: lv/étants

 Ma conception de ce qu’est l’anglais, au fond, inscrite dans la formule « l’anglais n’existe pas mais il insiste » est tirée du concept de minoration d’une langue chez Deleuze. Pourquoi est-ce que je dis que l’anglais n’existe pas ? Parce que l’anglais que nous enseignons, l’anglais standard, est un dialecte parlé par dix pour cent des anglophones de par le monde et qui en fait existe principalement dans les grammaires, dans les institutions chargées de le diffuser, par exemple le British Council et les universités, et ce qui existe réellement c’est un foisonnement de dialectes. Quand je passe la Manche, j’entends des anglais que j’ai souvent bien du mal à comprendre et qui n’ont phonétiquement rien à voir avec l’anglais standard, et grammaticalement pas grand-chose non plus—par exemple j’ai beaucoup de mal à comprendre l’anglais de mon neveu de quarante ans, et qui parle l’anglais de sa génération, une langue qui change à une vitesse folle. Donc l’anglais standard n’existe pas et il « insiste » dans la mesure où il est grammatisé par des grammaires, des institutions, etc… Ça, ça décrit en fait un anglais standard, majeur, qui est sans cesse minoré par des tas de dialectes en état de séparation virtuelle, avec des phénomènes centripètes puisque l’anglais standard est diffusé dans les écoles, les médias, etc, et des phénomènes centrifuges puisque l’on a des dialectes en état de séparation. Je me suis intéressé récemment à ce roman génial d’un auteur caribéen, Samuel Selvon, The Lonely Londoners, écrit en 1956. Il raconte l’arrivée à Londres de la première génération d’émigrés antillais dans une ville peu accueillante – c’est l’époque où on voyait sur les bed and breakfast « No dogs or blacks ». En même temps, il s’agissait de gens qui avaient la nationalité anglaise, qui avaient le droit de vote. Pour écrire ce roman avec une multitude de personnages, Selvon, qui était journaliste et qui parlait un anglais standard avait commencé à écrire dans cette langue ; et puis il l’a finalement écrit dans une langue qui mélange anglais standard, créole antillais et de New English, c’est-à-dire l’anglais des Caraïbes. Sa langue a une vigueur et une force tout à fait extraordinaires.

J-J Lecercle, https://journals.openedition.org/erea/5876


FRXCVIII: GN

 GN : grands nombres 

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D’après Éric Chaumillon (2016), la taille d’un grain de sable est comprise entre 63 microns et 2 mm et d’un volume 1mm3 environ. À l’échelle planétaire, le sable représente presque 1/3 du total des sédiments et semble inépuisable car il est estimé à 12×1016 tonnes. Le nombre de grains de sable sur la planète serait ainsi équivalent au nombre d’étoiles dans l’univers.


FRXCVII: jdx

Divine Comédie : le comique divin : e/e (vs “Oh, wonder! How many goodly creatures are there here! How beauteous mankind is! O brave new world, that has such people in ‘t!” )

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Divine métonymie : concept de dx/dx : dx ne peut pas être penser (par je) sans que je le sois aussi (par dx) : jdx 

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dx ne peut pas être dx sans que je le sois aussi : jdx 


FRXCVI: gdx

'dx' : dx gramma(tical) gdx. Homère.


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gdx dans un qc texte de loi, implicitement (par ex ds le style).

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Société←dx : la société ne se donne pas dx pour exister (se fonder : société →dx), elle est pq dx est. Comme pour l'individu : Je pense dc dx est : jdx. 

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Kaire ! Ne se dit pas dans le vide. Odysseus ne dit pas bonjour à Personne. Il salue la déesse. Il faut une déesse pour qu'il y ait un salut. Dx est où ? C'est elle. Elle est là : Da sein. Comme le rocher. Comme la mer. 


FRXCV: vfrais: Ab

courant d'air. ..vfrais

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si Il/Elle appelle, Je de même : si dx souffle à mon oreille / sur mon visage, c'est donc que je/Je peux souffler à la sienne

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je/Elle/Je/elle : Ab

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C'est Gradiva qui vous appelle (RG)


FRXCIV: « déconstruction»

 (...)bizarre et même assez choquant. Il ne l'a pas envoyé dire aux membres du Cercle de Vienne, en réaction au fameux Manifeste : vouloir en finir avec la métaphysique, leur dit-il, d'abord ce n'est pas nouveau, ensuite ce sont probablement des rodomontades.


La remarque vaut aussi pour les tenants de la « déconstruction».


J'ai toujours été un peu choqué par le ton des déconstructionnistes, cette dramatisation de l'obligation à laquelle nous serions désormais soumis de traquer partout les derniers restes de la métaphysique, ce qui, de leur propre aveu, est d'ailleurs une tâche à peu près sans espoir. Je n'ai jamais compris pourquoi il était à ce point nécessaire et urgent d'en terminer avec la métaphysique, ni comment on avait pu en arriver à considérer la métaphysique comme une espèce de puissance malfaisante contre laquelle il fallait à tout moment essayer de se prémunir, parce que, de surcroît, elle était supposée être une puissance particulièrement rusée et insidieuse, c'est-à-dire toujours susceptible de réapparaître à un endroit où on ne l'attend pas et sous une forme qui ne permet pas de la reconnaître immédiatement. Il y avait là, à l'époque, une espèce de théorie de la conspiration, comme si un véritable complot avait été dirigé en permanence, pendant toute l'histoire de la métaphysique, contre des choses essentielles et qui demandent absolument à être rétablies dans leur importance et leur dignité. On passait son temps à réhabiliter des choses que la métaphysique traditionnelle était censée avoir indûment dévalorisées par ses distinctions et ses hiérarchies traditionnelles, le sensible contre l'intelligible, la différence contre l'identité, le signifiant contre le signifié, la fiction contre le réel.

(Le philosophe et le réel: Jacques Bouveresse et Jean-Jacques Rosat)

FRXCIII: ddx II

 Une célèbre dispute dans l'Antiquité a opposé sur ce point Porphyre de Tyr, partisan d'une théurgie philosophique, à Jamblique, favorable à une théurgie opératoire, manipulant des symboles matériels tels que les plantes, les animaux, les plantes aromatiques, et pratiquant des prières et des chants. Olympiodore le Jeune opposait chez les néoplatoniciens les contemplatifs aux théurgistes : « Beaucoup, comme Porphyre et Plotin, préfèrent la philosophie, d'autres, comme Jamblique, Syrianos et Proclos, préfèrent la théurgie (ιερατική) ».

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Rien n'amusent plus les dx que ces doctes disputes.


FRXCII: la métalangue (mathématique)

les mathématiques sont ils autre chose qu'un langage ?

Voire Le Metalanguage : la théorie du langage : le langage de la CC (croissance conceptuelle) du langage.

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Grothendieck a compris le pouvoir de Cat : seul langage, car la théorie des ensembles n'est pas du tout au même niveau d'expressivité. parler cat plutôt que faire des maths (démontrer des théorèmes à coup d'astuces ad hoc) // Galois correspondance. dc Grothendieck défend une philosophie de la perspective, de la contemplation et non de l'utilisation : Théoricien au sens grec. Galois montre la perspective de la dualité (extension de) corps / (sous) groupe, plutôt que de sortir un tournevis pour dévisser les polynômes d'ordres 5. dc faire Grothendieckment des maths c'est construire des perspectives : c'est de l'architecture.

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il faut complètement réinterpréter Grothendieck avec l'idée qu'il achève de promouvoir les maths au rang de langage. // ‘complexité’ dont parle Zalamea

Explosions des langages formelles lf au XXe.


FRXCI: règne/ puissance des étants

règne/ puissance des étants (Roi singe, Alice, Neadarné). Anarchisme feyerabend. Poikilia. Polemon. Iliade.

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être/ étants : la catégorisation/hiérarchisation ne doit pas faire croire que l'on a 'rendu compte' de chaque étant : ce n'est pas que dx est dans chaque étant, c'est plutôt qu'un dx est ds chaque étant...

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articulation de l'un/multiple : Heidegger est bien encore victime de son mono-théisme, qui est le coeur de sa métaphysique*

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un vs unique ! Elle est unique...

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surprise/heimlich/Verborgenheit/Verwegerung/Verhaltenheit /zögernde Sichversagen etc : variété : le 'pb' de l'être c'est qu'il ne se laisse pas dire un ! / td:gde/deep dimension (GD) > être : si les étants fascinent le peuple, il y a bien une raison ! : td/évidence ...

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sensualité de l'être* : td:frais

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le da est encore une manière de dire le divers via le continu spatial, comme le temps dit la surprise de l'être

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très divin divers :ddx : poikilia > aletheia

divin disert : prolixe divin

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il n'est pas sûr qu'il y ait une plus compacte et exacte définition de l'être que comme vu depuis les étants : être = étants

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Présent : Présence : préseant : certes de Quoi ?!

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Il faut entendre, dans ce présent, une très accessible éternité.

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du préseant aux dx il n'y a qu'un pas. Nausicaa.

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περί τινας αἰτίας καὶ ἀρχάς : à croire que le préseant n'intéresse personne, seul (les chants) d’origine ou messianique excite les appétits

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Les dx ne se cachent nullement. mais n'apparaissent qu'en propre. l'épiphanie s'effectue en dehors du langage. Ereignis.

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Parler d'être, n'est ce pas con-voquer dx ? 

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Nietzsche II, p. 217 (Tf. p. 173) : « Für die Griechen (Platon und Aristoteles) besagt Sein oὐσία : Anwesenheit des Beständigen in das Unverborgene. » Cf. aussi Einführung in die Metaphysik, GA, Bd 40, p. 65 (Tf. p. 71) où Heidegger dit : « “Etre” veut dire au fond, pour les Grecs, présence » : « “Sein” besagt im Grunde für die Griechen Anwesenheit. »

Voilà encore l'«irréel» (du) présent irritant l'iteratisme d'Heidegger...

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Objectivité* ? Une moyenne. L'art de supprimer les “détails” . par exemple « lecture objective». RG la reprise p99 venus anadyomene. Qu'est ce que prouve la science si ce n'est la vanité du savoir ? Faust non pas romantique mais scientifique : comme l'armée rouge reculant toujours jusqu'à absorber son agresseur. In(dé)fini têtu. Livre “ouvert” qui, à la dernière page, laisse découvrir un autre livre. RG dans le dédale. Ou chaque porte ouvre sur une nouvelle échappée, un nouveau corridor, qui à son tour…

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Puissance des étants / figures de l’in(dé)fini : unique, une fois, Ab.

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Wuwei : découverte : theoenergia l’in/a-découvert. L(a)’(in)décision de l'ouvert. L'oiseau/singe découvrant un outil (l'usage d'un objet comme un certain outil ‘ouvrant’)

FRXC: objectivité grecque : Otto

 das griechische bild göttlich-menschlichen wirkens steht in einem bemerkenswerten gegensatz zu der uns selbst vertrauten anschauung. die gottheit wirkt hier nicht von einem jenseits her ins innere des menschen, in seine auf geheimnisvolle weise mit ihr verbundene seele. sie ist eins mit der welt und kommt dem menschen aus den dingen der welt entgegen, wenn er auf dem wege ist und an ihrem bewegten leben teilnimmt. nicht durch insichgehen erfährt er von ihr, sondern durch hinausgehen, ergreifen und handeln. dem tätigen und unternehmenden stellt sie sich mit der unmittelbarsten lebendigkeit dar, sei es fördernd oder hemmend, erleuchtend oder verwirrend. sie ist es, die den entflammbaren (acc : l'homme à enflammer) aus den Augen der Schönheit mit verzehrender Glut anblickt.

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Aber dieses Innere selbst hat keine Sprache; es gerät in Erregung, aber es redet den Menschen niemals an. Es hat keine Welt für sich, es fehlt ihm gewissermaßen die Tiefendimension. Seine Welt ist das große Lebensreich draußen.

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Wenn in der alten Daseinsauffassung der innere Mensch keinen Mythos für sich hat, so bedeutet dies, daß er völlig in den Mythos von der Welt verflochten und verwoben ist zu einer einzigen geschlossenen Gestalt.

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Denn das Feingefühl, mit dem wir ihm in der Seelentiefe nachspüren, ist hier auf die Welt und ihre Gestaltungen gerichtet und vermag in ihrem Bilde die Züge des Erlebten so treulich zu erkennen, daß auch wir, die wir doch ganz anders zu denken gewohnt sind, von der Wahrheit des Geschauten ergriffen werden.

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Wer die Objektivität der altgriechischen Weltanschauung versteht, wer der Blickrichtung nach außen statt nach innen, in den Weltmythos statt in den Seelenmythos, zu folgen vermag, wird es nur folgerichtig finden, daß man hier die Erkenntnis betont und nicht den Willen oder das Gefühl. In der Welt der objektiven Gestaltungen sind Gerechtigkeit und Ehrenhaftigkeit, Bedachtsamkeit und Ebenmaß, Zartheit und Anmut nicht in erster Linie subjektive Stimmungen und persönliche Verhaltungsarten, sondern Realitäten, bleibende Gestalten des Seins, die dem Menschen in jedem bedeutenden Augenblick mit göttlicher Wesenhaftigkeit gegenübertreten können.

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(Walter Friedrich Otto : Die Götter Griechenlands)



FRLXXIX: domaine des dx : ddx

Pour le Domaine (des dx), où la beauté triomphe, Litt et Math sont les deux pôles sexués de L. Créativité selon deux modes : Le Charme et le Labeur. Non-être et être. Aphrodites et Hephaistos. Grothendieck, Weil sont parmi les rares demi dieux réalisant le lien entre les deux.

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Mythos, d'abord plaisir des dx : Homère chante pour eux. Sorte de miroir du monde. Bild. Eidos. Reflets du réel. A distance du chaos. Re-prise après la mêlée où Ils sont descendus, chocs, carnage et hurlements. Le plaisir des dieux.

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ddx : thean/theoria/theos

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Plutôt qu' unité divine, cosmos. Autant dire chaos ! Cosmos dit en même temps le chaos et la reprise.