L'absence de toute CC littéraire fait briller l'évidence de la CC mathématiques.
Comment expliquer ce singulier phénomène ?
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CC implique abstraction. Un nouveau calcul n'est pas une nouvelle arithmétique. Un nouveau roman n'est pas un nouveau développement dans L. Proust ne semble pas 'contenir' Homère (plutôt l'inverse !). Mais la géométrie algébrique contemporaine est une vaste extension arithmétique (et géométrique !) des siècles précédents.
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La réponse la plus naturelle semble être :
Litt ~> métaphysique ~> Maths < L
Il n'y aurait que des lf (langages formelles), et essentiellement qu'une seule théorie du langage : L. et donc CC dit d'une autre façon l'évolution de L.
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Ainsi Homère est le premier. Donc Litt, au commencement, est déjà un lf. Puis viennent Héraclite, Thalès etc. Litt devient méta-physique, que l'on doit lire comme une théorie 'physique', ie une théorie du réel (balayant les gribouillis kantiens d'un revers de main grecque)
La 'philosophie' platonicienne est une ‘logique’ au sens de Cat. Autrement dit la philosophie est dès le départ un langage essentiellement formel/ mathématique. L'allure métaphysique (ou philosophique) tient précisément à ce qu'ils ne disposent pas du formalisme catégorique. D'où des objets (pour nous) ésotériques. En particulier les questions du Sophiste sont éminament logiques.
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qd pierre cartier lance à la cantonade que “ les maths sont de la métaphysique “, il ne croit sans doute pas si bien dire.
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L - langage dx : langue du réel. (Cf Otto)
