Sunday, 3 October 2021
Viral learning
Le virus dispose d’un certain nombre de ‘chemins’ de mutation, ou ‘méthodes’ (meta-odos). Inévitablement, ces méthodes sont en nombres finis, et même plus précisément sont d’un ‘certain type’ : car il n’y a pas d’algorithme universel. Donc dans sa phase d'expansion, le virus apprend très vite en mettant en œuvre sa capacité à apprendre, ce qui pour un virus signifie qu’il mute. On voit ainsi proliférer les variants. La phase de tarissement de la créativité du virus correspond à l''épuisement' de ses méthodes sur l'ensemble de son graphe d'activité (qui couvre de facto au XXIes la planète entière). Pour rebondir, il lui faudrait découvrir de nouvelles méthodes significativement à distance de celles qu’il connaît. C’est-à-dire qu’on retrouve ici le compromis exploration / exploitation dans sa version apprentissage 'profond' / apprentissage 'classique', ou encore, suivant Kuhn : révolution / paradigme : Il faudrait que le virus dispose de mutations 'révolutionnaires' pour sortir de la spécialisation dans laquelle il se trouve, dans la phase d’exploitation de ses méthodes.
Donc il faut carrément un nouveau virus, qui arrive avec des méthodes non encore connues des cibles / hôtes, ou alors une mutation ‘géniale’. Une mutation géniale est probablement hors de portée d’un ‘dispositif’ viral trop ‘simple’, il faut donc en fait un bassin d'expérimentation qui permette d’apprendre (avec le temps) : un bassin animal nouveau.
L’effet de la connectivité du monde d'aujourd'hui - induisant le graphe sur lequel évolue le virus - a donc cet effet d'accélérer les mutations d’un virus, qui mute et ... disparaît plus vite qu’au Moyen-Age : une fois épuisé son réservoir de méthodes, ses innovations sont impuissantes face à la réaction du milieu, qu’il a lui-même induite.
En revanche les réactions ‘créatives’ du milieu produisent de fait un nouveau bassin d'apprentissage pour le virus ou d’autres. C’est-à-dire que la réaction localement bénéfique du milieu risque de constituer une nouvelle ère de jeu/apprentissage pour l'ensemble des virus disponibles, à terme.
30/01/22 : "pression de sélection considérable"
Sunday, 19 September 2021
figures du réel XII : in/définis scientifiques
apeiron : in-défini
Cartier : sur (l'évolution de) la rigueur mathématique (après 1.10.45)
Connes : Apeiron : qu' y a t il de définitif ds la science ? artifice / bricolage de l'outil mathématique de la réduction du paquet d'onde; la décohérence ne résout pas le problème de la réduction du paquet d'onde quantique
Eric Bapteste : network paradigm
figures du réel X : apeiron
le silence éternel ὃ δὲ νόσφι λιασθεὶς
infinis εἰσορόων Τρώων τε πόλιν καὶ νῆας Ἀχαιῶν
figures du réel XI : Descola, Feyerabend
Selon Descola, la dichotomie Nature / culture est une invention occidentale.
Mais la distinction nature / culture ne cache-t-elle pas un invariant plus fondamental ?
Derrière les dichotomies difficilement expugnables de l’occident (même après tentatives ‘critiques’: déconstruction etc) : science / non science, math / poésie, rationnel / irrationnel, … ne faut-il pas chercher d’abord un principe directeur plus fondamental, qui serait un habitus, un ‘gène’ : ordre, ou hiérarchie serait son ‘phénotype’. Donc là où le non choix / valeur serait la norme des peuples éloignés, un schème d’ordonnance présiderait à toutes nos représentations et institutions.
A la place d’une classification plate, -en peigne - , une classification ordonnée, - arborescente - qui nous amène à hiérarchiser nos propres représentations parmi les plus valorisées (math / poésie).
Une ‘preuve’ à la Feyerabend de cela serait de remarquer que nous sommes capables de renverser des hiérarchies anciennes : la crise Copernicienne marque la bascule religion / science, ou la Raison change de côté.
Autrement dit, seule la notion d'ordre est invariante, pas les objets sur lesquels il porte.
La dualité nature / culture ne serait qu’un avatar de ce schème.
Et ceci n’aurait pas toujours été le cas en ‘occident’ : le polythéisme de l’Iliade semble décalé dans notre monde (oui même celui des présocratiques déjà) ou le monisme (d’abord religieux puis ‘séculier’ : la Science) domine.
Il n'est pas inintéressant de remarquer que l'arbre de l'évolution de Darwin est tout autant une classification qu'un jugement de valeur. Et d'ajouter que le changement de paradigme induit par le dépassement du graphe particulier qu'est l'arbre au profit de graphes plus généraux (réticulés), comme suggéré par Eric Bapteste, n'est pas un petit pas conceptuel.
Sunday, 12 September 2021
figures du réel IX : Genette, Borges
Un subtile montage donnant à voir la méthode Besson® (tiré récemment de l'oubli par les bons soins de A.D.) me donne l'occasion d'introduire l'œuvre remarquable de Genette, lecteur attentif de Borges, démiurge littéraire du XXes (c'est-à-dire en même temps critique et auteur) : il n'y a pas de sottes œuvres, que de sots lecteurs.
Il n'est pas donné à tous de faire de pov'Besson une friche oubliée (son statut déjà ?), prémisse à une entrée au Ciné-Bis en 2045 (en étant optimiste).
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Figures I, l'utopie littéraire :
Dans l'univers résolument moniste de TIön, la critique se trouve réduite à d'étranges expédients pour entretenir sa propre nécessité. Puisqu'il n'y a pas d'auteurs, elle doit bien évidemment en inventer : « elle choisit deux œuvres dissemblables, disons le Tao Te King et les Mille et Une Nuits, les attribue à un même écrivain, puis détermine en toute probité la psychologie de cet intéressant homme de lettres ». On reconnaît ici l'écho de l'ingénieuse technique de lecture inaugurée par Pierre Ménard : celle « de l'anachronisme délibéré et des attributions erronées. Cette technique, d'une application infinie, nous invite à parcourir l'Odyssée comme si elle était postérieure à l'Enéide ... Elle peuple d'aventures les livres les plus paisibles. Attribuer l'Imitation de jésus Christ à Louis-Ferdinand Céline ou à James Joyce, n'est-ce pas renouveler suffisamment les minces conseils spirituels de cet ouvrage ? » Méthode hasardeuse, sans doute; mais n'y a-t-il pas aussi quelque risque (et à coup sûr moins de charme) à attribuer, comme nous le faisons, hélas, tous les jours, Andromaque à Jean Racine ou Du côté de chez Swann à Marcel Proust? A considérer les Fables de La Fontaine comme si elles étaient postérieures à celles de Phèdre ou d'Esope? A toujours lire Cyrano comme un précurseur de Wells et de Jules Verne, et jamais Wells ou Jules Verne comme des anticipations de Cyrano? A prendre deux œuvres aussi dissemblables que, disons les Chants de Maldoror et les Poésies, les attribuer à un même écrivain, Lautréamont par exemple, et déterminer en toute probité la psychologie de cet intéressant homme de lettres? Au fond, la critique tlönienne n'est pas le contraire de notre critique positive, elle n'en est guère que l'hyperbole. Depuis plus d'un siècle, notre pensée - et notre usage - de la littérature sont affectés par un préjugé dont l'application toujours plus subtile et plus audacieuse n'a cessé d'enrichir, mais aussi de pervertir et finalement d'appauvrir le commerce des Lettres : le postulat selon lequel une œuvre est essentiellement déterminée par son auteur, et par conséquent l'exprime. Cette redoutable évidence n'a pas seulement modifié les méthodes et jusqu'aux objets de la critique littéraire, elle retentit sur l'opération la plus délicate et la plus importante de toutes celles qui contribuent à la naissance d'un livre : la lecture. Au temps de Montaigne, lire était un dialogue sinon égal, du moins fraternel; aujourd'hui, c'est une indiscrétion savante, qui tient à la fois de la table d'écoute et de la salle de torture. Et pour un petit mystère éventé (ou éventré), que de grands messages perdus! Lorsque Borges propose à notre admiration l'exemple d'un Valéry, « d'un homme qui dépasse les traits distinctifs d'un moi et de qui nous pouvons dire, comme William Hazlitt de Shakespeare, he is nothing in himself », il nous invite évidemment à réagir contre cette insidieuse dégradation en glorifiant une pensée et une œuvre qui veulent n'être celles de personne en particulier; de même lorsqu'il invoque la figure, si différente, de Whitman, qui s'est forgé de toutes pièces, dans son œuvre et par son œuvre, désespoir des biographes, une personnalité seconde et sans rapport avec la première, ou celle d'un Quevedo, image parfaite de l'homme de lettres chez qui les Lettres ont dévoré l'homme, ou à tout le moins l'individu, au point que son œuvre ne nous apparaît plus comme une création personnelle, mais comme le résultat fortuit de quelque mystérieuse aventure bibliographique : Quevedo, « littérateur des littérateurs... moins un homme qu'une vaste et complexe littérature ». C'est que pour Borges, comme pour Valéry, l'auteur d'une œuvre ne détient et n'exerce sur elle aucun privilège, qu'elle appartient dès sa naissance (et peut-être avant) au domaine public, et ne vit que de ses relations innombrables avec les autres œuvres dans l'espace sans frontières de la lecture. Aucune œuvre n'est originale, parce que « la quantité de fables ou de métaphores dont est capable l'imagination des hommes est limitée », mais toute œuvre est universelle, parce que « ce petit nombre d'inventions peut être tout à tous, comme l'Apôtre ». L'œuvre durable « est toujours susceptible d'une ambiguïté, d'une plasticité infinies ... elle est un miroir qui fait connaître les traits du lecteur », et cette participation du lecteur fait toute la vie de l'objet littéraire. « La littérature est chose inépuisable, pour la raison suffisante qu'un seul livre l'est. Le livre n'est pas une entité close : c'est une relation, c'est un centre d'innombrables relations. » Chaque livre renaît à chaque lecture, et l'histoire littéraire est au moins autant l'histoire des façons ou des raisons de lire, que celle des manières d'écrire ou des objets d'écriture : « Une littérature diffère d'une autre moins par le texte que par la façon dont elle est lue : s'il m'était donné de lire n'importe quelle page d'aujourd'hui - celle-ci, par exemple, - comme on la lira en l'an 2000, je connaîtrais la littérature de l'an 2000. »
Ainsi les apparentes redites de la littérature n'indiquent pas seulement une continuité, elles révèlent une lente et incessante métamorphose. Pourquoi les précurseurs de Kafka évoquent-ils tous Kafka sans se ressembler entre eux? Parce que leur seul point de convergence est dans cette œuvre à venir qui donnera rétrospectivement à leur rencontre un ordre et un sens: « Le poème Fears and Semples, de Robert Browning, annonce l'œuvre de Kafka, mais notre lecture de Kafka enrichit et gauchit sensiblement notre lecture du poème. Browning ne le lisait pas comme nous le lisons aujourd'hui... Chaque écrivain crée ses précurseurs. Son apport modifie notre conception du passé aussi bien que du futur. » Cette action en retour autorise et justifie tous les « anachronismes » chers à Borges, car si la rencontre, disons de Browning et de Kierkegaard, n'existe qu'en fonction de cette résultante ultérieure qui est l'œuvre de Kafka, il faut parcourir à l'envers le temps des historiens et l'espace des géographes: la cause est postérieure à l'effet, la « source » est en aval, puisque la source, ici, est une confluence. Dans le temps réversible de la lecture, Cervantes et Kafka nous sont tous deux contemporains, et l'influence de Kafka sur Cervantes n'est pas moindre que l'influence de Cervantes sur Kafka.
Telle est l'admirable utopie que nous propose la littérature selon Borges. Il est permis de trouver dans ce mythe plus de vérité que dans les vérités de notre « science » littéraire. La littérature est bien ce champ plastique, cet espace courbe où les rapports les plus inattendus et les rencontres les plus paradoxales sont à chaque instant possibles. Les normes à nos yeux les plus universelles de son existence et de son usage - comme l'ordre de succession chronologique et le lien de parenté entre l'auteur et son œuvre - ne sont que des manières relatives, entre bien d'autres, d'en aborder le sens. La genèse d'une œuvre, dans le temps de l'histoire et dans la vie d'un auteur, est le moment le plus contingent et le plus insignifiant de sa durée. De tous les grands livres on peut dire ce que Borges écrit des romans de Wells : « ils s'incorporeront, comme la fable de Thésée ou celle d'Assuérus, à la mémoire générale de notre espèce, et fructifieront dans son sein quand aura péri la gloire de celui qui les écrivit et la langue dans laquelle ils furent écrits ». Le temps des œuvres n'est pas le temps défini de l'écriture, mais le temps indéfini de la lecture et de la mémoire. Le sens des livres est devant eux et non derrière, il est en nous : un livre n'est pas un sens tout fait, une révélation que nous avons à subir, c'est une réserve de formes qui attendent leur sens, c'est « l'imminence d'une révélation qui ne se produit pas », et que chacun doit produire pour lui-même. Ainsi Borges redit, ou dit, à sa manière, que la poésie est faite par tous, non par un. Pierre Ménard est l'auteur du Quichotte pour cette raison suffisante que tout lecteur (tout vrai lecteur) l'est. Tous les auteurs sont un seul auteur parce que tous les livres sont un seul livre, d'où suit encore qu'un seul livre est tous les livres, « et j'en sais qui, à l'égal de la musique, sont tout pour tous les hommes ». La bibliothèque de Babel est parfaite ab aeterno; c'est l'homme, dit Borges, qui est un bibliothécaire imparfait; parfois, faute de trouver le livre qu'il cherche, il en écrit un autre : le même, ou presque. La littérature est cette tâche imperceptible - et infinie.
(une lecture qui aura malencontreusement échappé au comique Rast'u)
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Qu'on me permette de noter NatL cette bibliothèque, grande extension de la bibliothèque de Gromov.
et d'introduire un morphisme dont on reparlera :
NatL -> MatL
Autrement dit de voir littératures* et mathématiques* comme des rayons de ... L, une bibliothèque encore plus vaste.
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Quels sont les critiques de MatL ?
Wednesday, 18 August 2021
figures du réel VII : Épidémiologie politique
L'entêtement des hommes à contrer l'entêtement des faits (et réciproquement), doucereuse ironie.
Sunday, 4 July 2021
abstractio philologica
Il serait amusant de voir ce qui surviendrait dans nos 'sciences humaines' si soudainement on prenait au sérieux l’impératif platonicien : Άγεωμέτρητος μηδείς είσίτω
Sans même entrer en territoire catégorique, il est manifeste que \( a\in B \) , \(B\) un ‘ensemble’ et \(a\) un de ses éléments représente encore aujourd’hui une saisissante abstraction en complète rupture, certes pas avec les sciences, littéralement portées par elle, mais avec à peu près tout le reste de nos langages, essentialisants par un indécrottable atavisme.
Car certes poser \( a\in B\), c’est pour ainsi dire, se moquer : qui donc est ce \(a\), qui se dit de \(B\) ? Anne, duchesse de Bretagne, comtesse de Montfort et d'Étampes, reine des Romains, de Naples et de France, on y voit clair. Mais ce(tte) \( a\) de \(B \) ? Pour qui vous (nous) prenez vous ?
L'essence, comme le parfum, chassée avec force protestation de rigueur conquise sur les 'erreurs' passées est presque toujours prestement réintroduite en toute bonne conscience.
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Prenez cette théorie de la lecture : De la sémantique structurale à la sémiotique des cultures.
La sémantique interprétative, résolument holistique (opposée au principe compositionnaliste, le global détermine le local), distinguant raisonnablement macro et méga sémantique (texte / document / corpus) , semble bien ancrée en terre structuraliste :
Sans hypothèses sur la théorie de la connaissance ou sur l’ontologie, la sémantique interprétative ne traite ni des représentations, ni des objets du monde. Elle décrit en effet le sens des langues et des textes oraux et écrits sans faire appel à des réalités conceptuelles ou mondaines, mais comme le produit de différences entre signes et autres unités, tant en contexte qu’au sein des textes et des corpus.
Les sciences sociales auraient-elles donc finalement trouvé un ancrage dans l’invariance (‘structuraliste’) ? pas si vite.
Las, on s'empresse de ré-essentialiser, sitôt abattues les essences jugées dépassées.
Sous couvert de rayer toute ontologie, on ne laisse pas d’en produire une, sortie toute armée du politique : celle du texte, ou plus généralement de l’objet culturel.
Car la culture est bien le culte contemporain, le nouveau topos du politique.
C’est qu’il y a un hic de méthode : où sont donc les ‘bonnes’ limites herméneutiques ?
Il faudra être bon chasseur, voilà tout. Et en effet on nous le dit bien clairement :
Un corpus est un regroupement structuré de textes intégraux, documentés, éventuellement enrichis par des étiquetages, et rassemblés : (i) de manière théorique réflexive en tenant compte des discours et des genres, et (ii) de manière pratique en vue d’une gamme d’applications.
Quelques précisions s’imposent ici. (i) L’archive réunit l’ensemble des documents accessibles pour une tâche de description ou une application. Elle n’est pas un corpus, parce qu’elle n’est pas constituée pour une recherche déterminée. (ii) Le corpus de référence est constitué par l’ensemble de textes avec lequel on va contraster les corpus d’étude. (iii) Le corpus d’étude est délimité par les besoins de l’application. (iv) Enfin les sous-corpus de travail varient selon les phases de l’étude et peuvent ne contenir que des passages pertinents du texte ou des textes étudiés.
Où l’on retrouve l'intentionnalité créatrice de sens, b-a-ba du kantisme. Question : quelle est donc l’intention de Rastier dans ses ‘études’ heideggériennes, un rien don quichottesques, et bel exemple d'instrumentalisation de ce type de récit culturel ? Visiblement rien au-delà de celle d'Emmanuel Faye.
Car il est non moins cocasse de ne lire Heidegger que depuis son environnement immédiat certes 'politiquement chargé’ que de prétendre que son œuvre traverserait 20 ans de national-socialisme en toute transparence.
Faudra-il aussi confiner le premier Hergé dans des bibliothèques réservés aux Autorisés-à-lire ?
Toujours suivant Rastier T(/S)otorisant, on se demande si la lecture d’Homère est seulement possible (autorisée ?) sachant que nul corpus ne nous en in-di/que/cte la ‘bonne’ lecture. Pas plus que nous ne savons lire l’allemand, nous ne savons le grec ancien. Et je m'interroge gravement sur notre capacité à lire Shakespeare et Dante.
(Zagdansky faisant son affaire à FR : (début de ) https://youtu.be/Ne3MUlsnPKw
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Visiblement, Rastier ne parle pas le mathématiques. Il est tout à fait étonnant que l’assise structuraliste dont il se prévaut (Saussure), qui aurait dû le mettre sur la voie (à défaut de plus de fréquentation des maths), le laisse marcher si loin dans le vide. Il ne semble pas s’apercevoir que l'étroitesse de sa réflexion condamne aussitôt :
- l'arithmétique d'un morveux de 3 ans qui comptant sur ces doigts, compte n'importe quoi
- toute “application” des maths à l'entièreté du champ scientifique : comment, en effet, (trans)porter les mathématiques hors de leurs frontières, jusqu’en biologie ? sociologie ? économie ?
- La langue catégorique, transductive, comme doit l'être tout langage : ponts fonctoriels (Grothendieck), toposiques (Caramello), au cœur des mathématiques du XX/Ie s.
Friday, 23 April 2021
Natural Transformation : coordination
Tuesday, 20 April 2021
tdkg algebra IV : -_equivalence
Si l = [A,B,…], par exemple l = [A,B], est une liste de concepts, il est facile de
chercher des kw a, b,… ‘sous’ A-B : a < A-B, ce que l'on notera encore par abus : A-B
cela correspond à a→b ≾ A-B (CF tdkg algebra II)
Exemple pour language-bio:
| genome language | genome_language | dna-L |
| biological diversity protocol | biodiversity_protocol | diversity_bio_environ-N_language |
En général, quand on prend l au hasard, A-B est vide, mais on peut chercher des proxi de A,B,... de manière à trouver un ensemble non vide, et donc chercher C-D~A-B, tq que C-D soit non vide.
Pour définir précisément ~, on se donne 3 morphismes sur tdkg:
a↪ b : inclusion* (non orientée) : a inclus dans b ou l'inverse.
a < b : dérivation* : on monte en abstraction (phylogenèse)
a→b : association* : b est associé à a (réticulation)
et bien sur on peut les composer.
A priori la distance associée à ces morphismes est différentes : disons 0 dans le premier cas, 1 dans le 2e 2 dans le 3e.
pour éviter l'explosion combinatoire, on peut chercher d'abord les inclusions* de [A,B] puis en chercher d'une part les dérivations* d'autres par les associations*, concaténer, et en faire toutes les combinaisons :
[A,B] ⇝ [[A,A',...],[B,B',...]] ⇝ [[A,B],[A,B'],...,[U,V ],...], U-V~A-B
on peut associer à chaque couple [U,V ] une note entre 0 et 2*2 selon le morphisme dont il est issu, mais aussi chaque concept A ayant un rang fréquentiel rg(A) dans tdkg, on dispose de la somme des rang rg(U)+rg(V), qui donne un indice de la probabilité que U-V soit non vide : plus la somme des rangs est élevée, plus il y a de chance que U-V soit populé.
Il ne reste plus, par ordre de note croissante et de rang décroissant, à calculer U-V. (si ressource computationnelle suffisante, on peut faire le calcul pour tous les [U,V ])
exemple : pour symmetry-data, qui est réduit à asymmetric information < symmetry_information, on trouve notamment le proxi information-data :
| information | data | |
| asymmetric information | symmetry_information | formal language-math-data |
| bogus information | fake_information | misleading-data |
| business information systems | buz_information | buz-data |
| disinformation | destroy_information | destroy-data |
| information and communications technology | information_tech | data-tech |
| information services | information_service | data-buz |
| information technology | information_tech | data-tech |
| information theory | information_theory | data-formal language |
| information transfer | transfer_information | transfer-data |
| information redundancy | information_redundancy | data-redundancy |
| management information systems | information_system | data-system |
| misleading information | misleading_information | misconduct-data |
| encoded information | code_information | code-data |
| information content | information_content | data-data |
| combinatorial information | combinatorial_information | algebra_groupmath-data |
| algorithmic information theory | information theory | information_theory |
| mutual information | information theory | information_theory |
| consumer review | consumer_information | actor_buz-data |
| document management | information_management | data-management |
| network intelligence | information_net | data-net |
| news | information | data |
| social news | link°_information | population_S-data |
| entropy | information theory | information_theory |
| shannon | information theory | information_theory |
| kolmogorov complexity | algorithmic information theory | information theory |
| developmental robotics | developmental_robot | growth-sensor_comput-actor_artificial |
tdkg algebra III : What is time ?
Partant d’un concept plutôt abstrait et plutôt mal défini comme time, il est intéressant de chercher des proxi plus opératoires.
les 2 concepts de phylogenèse et réticulation sont empruntés à la théorie de l'évolution, Cf : les nouvelles symétries de la biologie.
Avec tdkg, c’est très facile de faire cela : tt = tdy('time') donne :
| time | ['group dynamic', 'nuclear acid test', 'synchron', 'aerodynamicist', 'early stage investment', 'synchronous','temporal', 'dynamical system', 'chronos','molecular dynamic', 'dynamic', geochronologist', group process', 'early stage', 'asynchronous', 'geochronology'] |
| time_scale | ['titanosaur', 'pleistocene', 'vilevolodon', 'triassic', 'mesozoic', 'dinosaur', 'ice age', 'quaternary', 'time scale', 'holocene', 'cretaceous', 'jurassic'] |
| time_symmetry | ['time reversal invariant', 'time reversal'] |
| time_invariance | ['time invarian'] |
| time_efficiency | ['time efficient'] |
| data_time | ['time series'] |
| space_time | ['spatiotemporal'] |
| time_ | ['chronos', 'dynamic', 'early stage', 'synchron', 'synchronous', 'temporal'] |
1.
Phylogenèse :
a.
Si l’on cherche les kw sous time, qq que soit la distance,
c’est la première ligne qu’il faut regarder. Au hasard on trouve chronos (le
mot grec), dynamic : le concept
de temps de la physique, synchronous :
un autre concept de la physique (typique de la relativité), early stage investment : un concept
financier décrivant le timing d’un investissement,…
b.
Si l’on cherche les concepts directement
sous time,
(distance = 1), il faut regarder time_, où l’on retrouve dynamic, chronos, early stage… mais pas early stage investment
2.
Réticulation :
si l’on cherche les concepts liés à time :
tous les autres items de col0 : time_scale,
time_symmetry, time_efficicency, time_invariance, data_time, space_time.
On voit que les concepts de scale,
symmetry, efficiency, invariance, data, space viennent chacun illuminer time :
Scale :
renvoyant in fine à la notion de fractalité
Symmetry :
les équations de la physique sont-elles symétriques selon le temps ?
Efficiency :
temps comme contrainte
Invariance :
stabilité
Data :
calendrier, time series etc
Space :
l’intrication relativiste
scale, symmetry etc peuvent être vus comme opérant sur time, qui n’est alors qu’un objet d’un ensemble de ‘chose’ : CF tdkg algebra I,II.
Sunday, 18 April 2021
figures du réel VI : col ⇋ chronos
col renvoie à l’image du jeu de frontière : un pied de chaque coté, ou mieux allée-retour-allée...
*
chronos se présente comme une figure de balancement, d’alternation, d'oscillation : tic-tac-tic
*
1⇋ 2 : une abstraction de col ⇋ chronos : l'un dédoublé, pour tenter de le voir... lien clair avec les récits de fondation : récit de l’un dédoublé, voir doublement dédoublé, selon une chain growth (CF what is number) :
1 ⤴2⤴2⇋2°
1 ⦁
2 👆⊢👇
2⇋2° 👆⊢👇⇋ 👇⊢👆
*
ex : la dé-cision de K
***
chronos_métronome
l'aléa quantique est le tic-tac de l'horloge divine (Connes)
métronome : jusqu’au bout l'analogie spatiale (A moi Bergson !)
*
col. frontière. traverse.
là \ ici \ maintenant
*
1⇋ 2
Ce 1 que l’on dédouble, pour pouvoir (avoir une chance de) l'entre-apercevoir !
pli et dépli
Saturday, 17 April 2021
2C VIII : illumination, dessus du dessous
a→b⇒z peut se lire : a illumine b [on note aussi a→b < z]
Et donc ici :
ex : RG[Robbe-grillet].Jalousie → H[Heidegger].Beiträge illumine Heidegger < présent
donc les Beiträge sont RG-applatis/réinterprété:
'philosophie' ⇝ 'roman'
Zeit-Raum ⇝ temps de l'action / ensemble de ruptures-de-symétries_Entscheidung, constituant une série ir-réversible.
Entscheidung/Unentscheidbarkeit/künftige/entspringt/zögernden : le risque / incertitude de l'action
Äußersten und Ersten : les limites temporelles de l'action (locale)
Ereignis/Gründ/Wesen/Wesung/Wahrheit selbst/Wahrheit des Seyns ⇝ action en train de se faire, sur laquelle le narrateur/lecteur est concentré.
Geschichte ⇝ présent/maintenant
Gott/Dasein,die Wesung selbst des Ereignisseisses als Wesen des Ereignisses, der zögernden Versagung, die sich als zugehörig schon er-eignet das Da-sein ⇝ dx/h (au sens de figures du réel : Oedipe Roi)
die Ferne, Sichverbergende , Lichtung, Leere (comme négation d'un lieu), Entscheidung_entspringt⊢Versagung, [CF dit°] ob er sich auf uns zu oder von uns weg beweg, Da(-sein) ⇝ ici/là, allées et venus (y compris (non)dire⊢dé-cision)
Les Beiträge deviennent un récit perceptif, un récit de mouvement, par exemple la perception instinctive d'un mouvement latéral. Un dx/h va et vient. donc ce n'est pas tant l'ambiguïté dx/h qui importe que l'ambiguïté mouvementée elle même : les allées venues à une frontière.
historialité: récit au présent d'un mouvement : ‘événement’
Le récit de fondation institutionnel (Kant, logonomie) se fait alors dans les Beiträge roman.
On a un narrateur h en prise à nouveau avec un dx qui vient ou ne vient pas. Fonder (gründen) dénote maintenant une Entscheidung/Ereignis de l'action en cours.
Et donc les Beiträge naturellement associées au couple dx/h traite en fait proprement d'un ici-puis-là-puis-ici, dc d'un col_in/touchable, CF figures du réel VI : col ⇋ chronos. Et donc en fait de RG→H, on tire nouvellement dx/h < col.
Et dans le même temps on réinterprète RG comme z:présent_col:dd, une expression effectivement du réel comme RG le dit lui même ds son interview.
Et dc le z au dessus de RG→H est bien col: ce morphisme engendre une double réinterprétation, et produit une abstraction qui existait comme brique au dessous mais pas comme classifieur au dessus : comme dd.
Friday, 16 April 2021
figures du réel VII : la dé-cision de K
Qu'est ce que cela peut bien vouloir dire?
Faut-il qu’un récit [r] de a : connai/tre/ssable trébuche sitôt sur son dual connaî/tre/ssable°, in-a ou mé-a (ou qq préfixe que votre grammaire vous dictera) ?
dit a ⊢ a°
‘il dit que a est vrai, b [= a°] est faux’
Séparer la nuit du jour, c’est affaire divine (en principe), mais K s’y entend et s’y atèle.
On a donc un arbre fruitier (pour épistémologue : du connaître, de l’à(pétissant)-connaître), mais son plus beau appas porte une étiquette : ne-me-mange-pas.
Dans r, la vérité est du coté de a. Pour K, a est le phénomène, c’est la leçon kantienne de la nouvelle physique (celle de Copernic et Newton). C’est-à-dire que a est l’ (/la voie de l’) être (a) , quand le noumène est celle du non-être (a°).
La difficulté proprement centrale de r est bien sur sa... circularité : si ce noumène a° est in-connaissable, in-accessible, rien en somme, comment s’introduit donc ce terme dans r ? et si le connaissable est le restant, ce qui n’est pas de l'inconnaissable , non a°, et si a° n’est … rien, qu'est-ce donc que ce a ?
Pleine aporie. Pour.. quoi ?
Lever cette aporie peut s'envisager de plusieurs manières. Par ordre de radicalité :
1. facile (du [presque] continu)
A l'intérieur de r (pour ainsi dire), on peut se contenter de prendre la négation de r, et obtenir une dualité de type ‘faites-le-contraire-de-ce-que-je-dis.’ Métarécit de trans-gression, il signifie :
“le noumène [le a° de K] est ce qui est proprement désiré”.
“le récit est un cheval de Troie.”
C’est un (méta)récit d'innovation, ou de révolution scientifique. C’eût pu bien être une interprétation dialectique pile dans le propos de K, mais il a du avoir une vision bien trop statique de la découverte scientifique pour l'apercevoir.
Ici le réel* (dans r : a) est en fait a° : du moins plus réel/vrai (que a).
Le méta récit est r°, et on a la dualité :
a ⊢a° ⇆ a°⊢a
2. abrupte (du très discontinu)
dit° dit a⊢a°
En somme : in-stituer, sans jamais la déclarer telle, une aporie. Bien plus : sans dire que quelque chose n’est pas dit. sans dire que etc… chape de plomb.
Transparence d’une non-négation.
Silence ou soupir que ce dit°. Tout l’inverse du dit, acte de langage.
Pour… quoi ?
Quel serait le mystérieux ‘référent’ de ce métarécit ? ce non-dit : dit°... CF récit de la fondation
figures du réel V : Récit et Retournements
[a* : qui-est-dit : un objet du récit; a** : au-loin-au-près : *réel* ]
Dire l'indicible : soit a, et a° "non-a" dont-on-ne-peut-rien-dire :
dit a ⊢ a°
*
Sur ce schéma : noumène/phénomène, h/dx (i.e. h<d ⊢ h~d, Homère dixit), être/être° (i.e. l'être est ⊢ le non-être est, Parmenide dixit)
*
"récit de a... où il sera néan(t)moins question de a°"
*
Et l'on montre du doigt a° - s'asseyant sur a.
*
Or a n’est pas plus que a°, mais la dynamique a ⊢ a° dit l’indicible.
*
Instituer, sans jamais la déclarer telle, une aporie. dit°. car il n’y a pas de nom du sans-nom. (c’est le) récit impossible de l'être** : on invente (“let...”) un être*, son non-être*, et le récit etre*⊢ être*° fonde-l'être* c’est-à-dire (ne) dit (pas) (l'être**).
*
o* = ‘réel’ = copie de o**
*
dit° dit o* ⊢ o*°
figures du réel IV : présent : Sappho / Robbe-Grillet / Caillois / Heidegger
Sapphô
φάινεταί μοι κῆνος ἴσος θέοισιν
ἔμμεν ὤνερ, ὄττις ἐναντίος τοι
ἰσδάνει καὶ πλάσιον ἆδυ φωνεί-
σας ὐπακούει
RG
[la jalousie, p9]
Maintenant, l'ombre du pilier - le pilier qui soutient l'angle sud-ouest du toit - divise en deux parties égales l'angle correspondant de la terrasse.
[idem, p64]
Le long de la chevelure défaite, la brosse descend avec un bruit léger, qui tient du souffle et du crépitement. A peine arrivée en bas, très vite, elle remonte vers la tête, où elle frappe de toute la surface des poils, avant de glisser derechef sur la masse noire, oval couleur d'os dont le manche, assez court, disparaît presque entièrement dans la main qui l'enserre avec fermeté.
Une moitié de la chevelure pend dans le dos, l'autre main ramène en avant de l'épaule l'autre moitié. Sur ce côté...
[idem, p32]
Maintenant l'ombre du pilier sud-ouest - à l'angle de la terrasse, du côté de la chambre - se projette sur la terre du jardin. Le soleil encore bas dans le ciel, vers l'est, prend la vallée presque en enfilade. Les lignes de bananiers, obliques par rapport à l'axe de celle-ci, sont partout bien distinctes, sous cet éclairage.
Depuis le fond jusqu'à la limite supérieure des pièces les plus hautes, sur le flanc opposé à celui où se trouve bâtie la maison, le comptage des plants est assez facile; en face de la maison surtout, grâce au jeune age des parcelles situées à cet endroit.
[idem, p156]
Un peu à l'écart, mais au premier plan, tournant le dos à cette agitation et au grand bateau blanc qui la provoque, un personnage vêtu à l'européenne regarde, vers la partie droite de l'image, une sorte d'épave dont la masse imprécise flotte à quelques mètres de lui. La surface de l'eau est ondulée d'une faible houle, courte, régulière, qui arrive en direction de l'homme. L'épave, à demi soulevée par le flot, semble être un vieux vêtement, ou un sac vide. La plus large des pirogues est située dans son voisinage immédiat,...
Caillois
[Pierres. Béryl blanc, extrait]
En haut et en bas, le cristal est fermé par deux surfaces parallèles et plans. À la pendiculaire, tombe un rideau étincelant, de plus d'éclat que de transparence. Une fente étroite, dont les bords se rejoignent avec lenteur, le partage en deux massifs piliers. Cette arche ménage dans sa lumière une brèche à l'obscur, un chenal pour des ténèbres qu'on dirait plus faciles à saisir que la cascade de feux qui ruisselle alentour, noyant de lumière une futaie de fines colonnes pressées, plus minces qu'aiguilles .
[Pierres, Soleil inscrit, extrait]
La fine dentelure trace la frontière d'un champ de forces qui vient expirer là. Elle rappelle l'ourlet de nacre et de varech, de coquilles broyées et d'algue errantes qui trahit le long des plages l'avancée la plus profonde de la marée, là où s'envolent au moindre souffle et s'éparpillent avant de se dissiper, des essaims évasifs de flocons irisés. En deçà, c'est le sable et le rivage que d'ordinaire la vague n'atteint pas. Au-delà, c'est le domaine de la mer et, ici, c'est aussitôt l'éclat du cristal, une broussaille diaphane de prismes désordonnés, où émerge l'archipel des taches sombres avec leurs cernes successifs, envahissants comme alluvions de delta. Car il est d'autres foyers épars dans la pierre. A droite et plus fraîche, dirait-on, une prunelle bleu timide, couleur de fleurs de lin, atoll à peine protégé, ouvre son amande écarquillée presque directement sur le même lit de cristal frémissant. Elle appartient si bien à la même espèce que les juments obscures qu'elle est, elle aussi, investie à distance par la même ligne en dents de scie, transparente et brune, déjà instruite à épouser, à accuser chaque brève saillie de la ceinture des brisants.
Heidegger
[7 Vom Ereignis]
Wie weit entfernt ist von uns der Gott, jener, der uns zu Gründenden und Schaffenden ernennt, weil sein Wesen diese brauchen?
So weit entfernt ist er, daß wir nicht zu entscheiden vermögen, ob er sich auf uns zu oder von uns weg bewegt.
Und diese Ferne selbst in ihrer Wesung voll erdenken als den Zeit-Raum der höchsten Entscheidung, das heißt nach der Wahrheit des Seyns fragen, nach dem Ereignis selbst, dem jede künftige Geschichte entspringt, wenn noch Geschichte sein wird.
Diese Ferne der Unentscheidbarkeit des Äußersten und Ersten ist das Gelichtete für das Sichverbergen, ist die Wesung der Wahrheit selbst als der Wahrheit des Seyns.
Denn das Sichverbergende dieser Lichtung, die Ferne der Unentscheidbarkeit, ist keine bloße vorhandene und gleichgültige Leere, sondern die Wesung selbst des Ereignisseisses als Wesen des Ereignisses, der zögernden Versagung, die sich als zugehörig schon er-eignet das Da-sein, das Innehalten des Augenblicks und der Stätte der ersten Entscheidung.
CF : 2C VIII : illumination, dessus du dessous
Monday, 12 April 2021
biophysics : (Re)Naissance
Physique (molle) de la reproduction : Vincent FLEURY en renfort de la synergonomie : loin d'une teleologie de la reproduction, une (magnifique) physique 'aveugle' au service de la fonction biologique par excellence.
L' "organe", c'est un shadock qui travaille (ergô).
L' "organisation", c'est la collaboration laborieuse de shadocks : syn-ergie.
Et le Sujet donc ? Sire, je n 'ai pas besoin de cette hypothèse, répond Vincent.
figures du réel III : logonomique
Récits logonomiques : récits fondationnels ternaires typés auteur/style/oeuvres.
1.1 œuvres→style : le style est la forme déduite des œuvres : les œuvres sont réelles : récit classique.
1.2 sémantique→syntaxe : e.g. les mathématiques ne sont pas une simple 'implémentation' d'une syntaxe seule pleinement légitime. contra logique
2.1 style→œuvres : les œuvres (d'un auteur) ne font qu'une : le style est l'objet esthétique, les œuvres ne sont que sémantiques. Le style classifient les auteurs.
2.2 syntaxe > sémantique. Frege, Russell...
3.1 auteur→œuvres : thèse du génie artistique (scientifique...) ; récit romantique.
3.2 style→auteur : le style comme structure; récit structurale. théorie eidétique : objectivité / transcendance de la forme, que l'auteur ne fait que dé-couvrir. : style→auteur se lit ici : le style se-laisse-découvrir-par l'auteur.
tdkg algebra II : distance
A. tdkg introduit plusieurs opérations :
< : oriented edge : généralement hiérarchique.
_ : a_b, équivalent d'un eco_logie, eco_nomie etc. par exemple data_storage.
+ : plusieurs parents (multi_héritage) : cloud computing < N_data_comput + N_data_storage
- : résulte de la composition < * _ : il est clair qu'en général u < a_b, a<x, b<y '=>' u < x_y, les guillemets marquant que le résultat est une prédiction plus qu'une déduction, et que donc il est raisonnable de noter plutôt u < a-b pour marquer la différence de certitude. Ex : M_storage_data < decentralized_polis-storage-data, sachant que M< decentralized_polis et que storage ni data n'ont de parent. S 'agisant d'une composition approximative, on note '-' au lieu de '_'. On peut néanmoins entériner un '-' et le promouvoir en '_'.
B. On a alors une distance relativement fine :
si u < a(_...) et v < a(_...), alors u→v < a (level 1 )
si u < a(_...) et v < c(_...) et c < a(_...) , alors u→v < a (level 2)
si u < a-c (≠ a_c), v < a(_...-...), alors u→v ≾ a (level 1)
si u < a_b, v < c(_...-...) et b < c(_...-...), alors u→v ≾ c (level 2)
etc
croissance conceptuelle VII : the Gromov Hypothesis
Misha Gromov (G) présente dans une série d'articles une réflexion brillante sur l'apprentissage d'un hypothétique ergomind.
Bien que le 'principe' de Yoneda, au coeur de l'approche catégorique soit le guide essentiel de Gromov dans sa réflexion, notamment s'agissant de langage naturel (e.g. The main principle of finding similarities between linguistic units – this will be formalised and extended to other situations – reads: If many cofunctional partners of two units are weakly similar, then these units themselves are strongly similar [Learning-understanding]) il cherche à ergomind des structures, au lieu de le considérer comme un objet catégorique : contextué (ensemble des morphismes entrant ou sortant) et 'sans profondeur'.
A rebours de cette conception surprenament conservatrice, nous proposons dès croissance conceptuelle (C²) que l’algorithme est le graphe lui-même, sa qualité borne celle de toute search algo afférant.
Plutôt que de se pencher gravement sur un ergo-mind, Gromov devrait s'intéresser à un système physique, une sorte de syn-ergo-nomie, synthétique synergie_ergonomie, où ergo n'est plus le connecteur logique cartésien, mais retrouve son sens grec initial : l'action/travail/organe d'un 'point' du mal nommé "écosystème", que je propose de nommer plutôt synergosystem.
C'est ce macrosystème qui distille, lentement, l'information. Il est le graphe dans lequel chaque agent puise 'localement' : contextuellement. (CF croissance conceptuelle II-VI) : un puit de 'recommandation ' que Gromov évoque mais ne place pas au centre de sa réflexion :
Also there must be something, also 100% formal, in the human perception and understanding of this structure, more elaborate than just "feeling happy", which, in a simpler form, may be also present in the worm’s brain but not in the "brains" of the computers of today.
What constitutes this something, what makes our (and chess playing worm’s) understanding of chess different from that of a computer is not a superior depth but – this is what the gut feeling is trying to tell us – its Y1 universality and Y2 how this particular "understanding" is integrated in a wide network of other "understandings".
For instance, when a child observes people play chess, his/her perception of the game is
1 organised on the basis of general or universal principles not specifically designed for learning to play chess or anything even remotely similar to chess;
2 learning chess proceeds by associating what the child sees to many ideas already present in the child’s mind: moving objects, symmetric patterns, etc.46
45Freudists, of course, have different idea about it. https://en.chessbase.com/post/chepsychoanalysis-
psychology-and-pseudoscience
46A smart child who red Wittgenstein may have some ideas not related to the logic of the game but concerning the material the pieces are made from, e.g. imagining them made of chocolate. This is beyond abilities of the today computers but close to what a worm could find aesthetically attractive in chess.
2.3 Landscapes and Contexts.
...context is the key
from that comes the understanding of everything.
Figure 8: Kenneth Noland
Besides localised units such as words, sentences, parts of human faces and classes of these, which have (relatively) well defined boundaries, there are units representing classes of large and not fully specified chunks of flows SIG, such as city street and forest in the above pictures [Learning-understanding]
The general guidelines/principles suggested by ergo-logic for designing universal learning algorithms can be summarised as follows.
1. Flows of signals coming from the external world carry certain structures "diluted" in them.
Learning is a process of extracting these structures and incorporating them into learner’s own internal structure.
[ergo-cut]
G cite d'ailleurs encore John Scott Haldane, un tenant de l'organicisme. Or "Within contemporary biology, organicism stresses the organization (particularly the self-organizing properties) rather than the composition (the reduction into biological components) of organisms." Autrement dit, l'organicisme est une traduction de notre synergonomie, nourrie au principe de Yoneda.
Là donc où l'on attendrait une nouvelle QED, à savoir une SynErgoDynamics, forcément complexe puisque doté d’une géométrie compliquée : graphique, G ne montre qu'un ergomind type IA, écueil qu'il disait précisément vouloir éviter.
Autrement, dit , on parierait plutôt sur une approche type agent-based - genre verre de spins - que sur des machines volantes à la Vinci.
Bien sûr le graphe, dans toute sa complexité, n'a pas les symétries dont la physique est familière.
Il faut peut-être regarder plutôt du coté de la nouvelle Evolutionary Biology, CF the new symmetries of biology.
Et donc la dualité , G ⊢ C² s'exprime (si l'on note laconiquement ab le concept a→b, donc le produit/output d'ergobrain) : ergobrain⇝ab (G) ⇋ ab⇝ergobrain (C²)
autrement dit, la question est moins ce qui sort/output d'ergobrain, que ce qui y entre/input.
Il y a bien un NETwork, mais pas là où G le voit…
Une approche véritablement physique de l'information est le bien connu media is the message qui rend la dualité tool→langage < L que nous évoquons dans C² III.
Ex : la canonnière est la ‘science’ occidentale en Asie aux 18-19s, InterNET est l'inter_action / syn_ergie du XXIs). Parler d'une physique du langage, logotron ou logonomie, c'est parler de l’outil interactif, plutôt que d'un 'contenu' qui risque fort de n'être qu'un artefact.
Noter que deepL, comme Cat nous apprennent qu’une elementary unit est ... elementary ! avec ergobrain, G se laisse prendre au piège 'ensembliste' du réductionnisme.
Autre point curieux, G ne parle guère de hierarchy (But no matter how correlations are understood, one needs, realistically, a structural organisation of the set of all corrijk::: or rather of the set of the corresponding algorithms algoijk:::. The automatic learning process which one wants to design must deliver these algo organised according to a hierarchy of consecutive reductions of observable patterns in SIG.[Learning-understanding]).