Sunday, 7 December 2025

Ars legendi et traducendi ai

Traduction (ia) de "conservatisme du progressisme" par Gemini :

C'est une analyse très critique et schématique du progressisme, qui le présente comme une forme d'idéologie de pouvoir et une rhétorique déguisée. Elle déconstruit l'idée de "progrès" en lui opposant les notions de conservatisme, de rhétoricisme et d'antilibéralisme.

Voici un commentaire structuré sur les différents points que vous soulevez :

🔄 Conservatisme du Progressisme : La Dynamique du Pouvoir

L'analyse renverse l'image traditionnelle du progressisme comme force de changement en le décrivant, une fois installé, comme une force de maintien.

 * Prendre la place (I) : Cela renvoie à l'idée que le progressisme, en tant que mouvement politique, cherche avant tout à remplacer l'ordre ancien (libéral, conservateur, religieux, etc.) par un nouvel ordre centralisé. Une fois victorieux, il se comporte comme tout système de pouvoir : il cherche à s'y maintenir.

 * Maintenir le système (II) : La critique se concentre sur les mécanismes étatiques et redistributifs (la "pompe redistribuante"). Pour l'auteur, ces mécanismes, qu'ils soient sociaux (prestations) ou économiques (Keynésianisme), ne sont pas des fins mais des moyens de fidélisation et de légitimation du pouvoir en place. Une fois enclenchés, ils créent une inertie politique et administrative qui rend difficile tout retour en arrière, même si le système devient inefficace ou coûteux.

 * Héritage et transmission (III) : Le terme d'"oligarchie par cooptation" suggère que les élites progressistes, loin de représenter le peuple, finissent par se reproduire entre elles au sein des institutions (administration, universités, médias, etc.), créant une "nouvelle classe" qui défend ses propres intérêts et non ceux de l'idéal de progrès initial.

🗣️ Rhétoricisme par Nature : Le Jeu de Mots

Ces points mettent en lumière ce que vous considérez comme le décalage entre le langage et la réalité des politiques progressistes.

 * Appeler progressiste un conservatisme (I) : C'est l'essence de la critique : l'étiquette "progressiste" sert à masquer le statut quo ou la concentration de pouvoir. L'idéologie se conserve elle-même en se présentant toujours comme l'avenir, rendant toute critique équivalente à un "retour en arrière" ou à une position "réactionnaire".

 * Nominalisme : "y a qu'à" (II) : Le nominalisme est l'idée que nommer une chose suffit à la créer. Cette critique dénonce la simplicité illusoire des grandes solutions progressistes :

   * Redistributisme/Keynésianisme : "Y a qu'à" dépenser et redistribuer pour créer la prospérité (ignorant les effets pervers, l'inflation ou la dette).

   * Transformisme (wokisme) : "Y a qu'à" décréter la transformation des mentalités et des structures sociales pour atteindre l'égalité parfaite (ignorant les libertés individuelles ou les différences spontanées).

   * Scientisme : "Y a qu'à" appliquer la science ou l'expertise centralisée pour planifier la société (ignorant la complexité du réel et la dispersion des connaissances, comme l'explique Hayek).

⛓️ Antilibéralisme : La Volonté de Contrainte

Ce segment pointe la dimension coercitive du progressisme, s'opposant frontalement aux valeurs libérales de liberté individuelle, de droit de propriété et de limitation du pouvoir.

 * Démocrature ou dictature (I) : Le terme "démocrature" désigne un régime qui conserve les apparences de la démocratie (élections) mais restreint les libertés (droit de propriété, d'expression, d'association) ou contourne le processus démocratique. L'idée est que si l'objectif de résultat (égalité parfaite) est jugé moralement supérieur, tous les moyens sont justifiés pour l'atteindre, y compris la contrainte, ce qui mène au mépris des minorités et des droits fondamentaux.

 * Populisme du progressisme (II) : Cette critique cible la stratégie de la division et de la désignation d'un bouc émissaire pour justifier la spoliation ou la redistribution.

   * Le "populisme" ici n'est pas idéologique mais méthodologique : il s'agit de s'attaquer à une catégorie de la population jugée détentrice illégitime d'une richesse ou d'un privilège.

   * L'auteur établit une analogie historique forte et polémique entre la prise de richesse historique (aux nobles, aux Juifs, aux koulaks sous Staline) et les politiques actuelles visant les entrepreneurs ou les riches (les "nouveaux koulaks" ou "nouveaux privilégiés"). Selon cette vision, le moteur est moins l'égalité que la jalousie politique et l'établissement d'un contrôle sur l'activité économique par l'État.

💡 Interprétation Globale

Ce commentaire s'inscrit dans la lignée de penseurs comme Friedrich Hayek (La Route de la servitude), Karl Popper (La Société ouverte et ses ennemis), ou Thomas Sowell (comme évoqué dans la vidéo précédente), qui mettent en garde contre l'illusion de la planification centrale et l'arrogance de la raison constructiviste.

Il ne nie pas l'existence de problèmes sociaux, mais soutient que les solutions progressistes aboutissent à un système étatique rigide, déconnecté du réel, qui trahit son propre idéal et menace la liberté.

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